Le meeting du CNCC, un regroupement de 4 formations politiques de l’échiquier togolais (ADDI, ANC, FDR et PSR) et d’organisations de la société civile a lieu ce samedi 9 mai. Cette manifestation politique permettra aux organisateurs d’échanger avec les militants sur la situation socio-politique du Togo. Les autorités togolaises ont validé la tenue du meeting prévue à Akassimé (Commune du Golfe 4).
Le meeting politique du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) intervient dans un contexte politique marqué par les récentes réformes institutionnelles. Au cœur de cette mobilisation figurent plusieurs exigences, notamment le rejet de la nouvelle Constitution de la Ve République. Les organisateurs espèrent également entamé l’instauration d’un rapport de force par la mobilisation populaire.
Meeting du CNCC accepté
Dans une note administrative adressée au préfet du golfe le 7 mai 2026, Colonel Hodabalo Awaté, le ministre de l’administration territoriale indique que l’organisation du meeting est acceptée par le gouvernement. Copie de la note administrative a été faite au Ministère de la Sécurité et au District Autonome du Grand Lomé. Toutes ces autorités ont été invitées à « prendre les dispositions nécessaires pour le bon déroulement de ce meeting », selon les termes de la note signée par Hodabalo Awaté.
Cette initiative intervient dans un climat politique particulier. Le Togo traverse une période de mutations institutionnelles profondes, marquée par l’adoption de la Constitution du 6 mai 2024 et la mise en place de la Ve République. Ces changements ont redistribué les cartes du jeu politique, avec le passage d’un régime présidentiel à un système parlementaire.
Le meeting du CNCC à Akassimé le 9 mai est l’une des rares manifestations politiques de l’opposition togolaise autorisées ces dernières années. Depuis la modification substantielle de la loi sur les réunions et manifestations publiques en août 2019, il a été quasi-impossible pour les organisations politiques et groupes de pression opposés au régime de Faure Gnassingbé de mener des activités. Une situation a poussé plusieurs formations politiques à condamner un verrouillage de l’espace civique.
Cliquez-ici pour nous rejoindre sur notre chaîne WhatsApp





