La Direction nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a présenté le 21 mai dernier les comptes extérieurs du Togo au titre de l’exercice 2024. L’exercice a réuni les représentants des institutions, des banques, des directeurs d’écoles supérieures et les acteurs du secteur privé. Malgré un paysage économique international complexe, les comptes extérieurs du Togo affichent un solde global excédentaire de 43,9 milliards FCFA.
Des comptes extérieurs au vert
L’économie togolaise a fait preuve de résilience au cours de l’année 2024. Au niveau mondial, la croissance s’est établie à 3,3 % en 2024 dans un contexte de tensions géopolitiques et de resserrement des politiques monétaires.
« Au plan national, notre pays le Togo a su maintenir un cap de croissance robuste. Grâce à la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale, l’activité économique est restée vigoureuse tirée par le secteur tertiaire, notamment les activités portuaires et aéroportuaires et le dynamisme de notre secteur agricole », a souligné Ahodo-Abalo Tchamdja, directeur général des études et analyses économiques, représentant le ministre des Finances et du Budget.
Le taux de croissance du pays s’est ainsi établi à 6,7 % en 2024, contre 6,2 % l’année précédente.
Un déficit commercial compensé par les services et les transferts
Les résultats de la balance des paiements révèlent des dynamiques contrastées selon les différents comptes de l’économie nationale. D’un côté, la balance commerciale présente un déficit de 702,5 milliards FCFA. Les importations de biens, qui englobent les énergies, les équipements et les produits alimentaires, ont atteint 1 698,7 milliards FCFA. Ce qui depassent ainsi l’ensemble des exportations de marchandises.
En revanche, la balance des services s’est consolidée pour afficher un excédent de 123,5 milliards FCFA. Cette performance est portée par les résultats des services de transport et de voyage, intimement liés au dynamisme des infrastructures portuaires et aéroportuaires de Lomé.
De son côté, le solde du revenu primaire est ressorti excédentaire à 9,3 milliards FCFA, d’après la BCEAO. Cette tendance est soutenue par la hausse des rémunérations des salariés et par une réduction progressive du déficit des revenus d’investissements.
Enfin, le revenu secondaire enregistre un excédent de 412,4 milliards FCFA. Il est principalement alimenté par les transferts de fonds des migrants togolais et les appuis budgétaires extérieurs. Au total, l’effet conjugué du compte des transactions courantes et du compte de capital dégage une capacité de financement de l’économie togolaise évaluée à 165 milliards FCFA en 2024.
L’élaboration de la balance des paiements repose sur une collaboration étroite entre l’institution émettrice et les opérateurs économiques. Komlan Ahadji, conseiller du directeur national et chargé de l’intérim de la Direction nationale de la BCEAO, a rappelé l’importance de ce partenariat.
« Le secteur privé joue un rôle central dans les relations économiques et financières avec l’extérieur. À ce titre, il constitue une source essentielle d’information pour la production des comptes extérieurs. Je saisis donc l’occasion pour remercier les premiers responsables des entreprises contributrices pour leur pleine adhésion au dispositif de collecte de données », a déclaré Komlan Ahadji.






