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Cambodge : Une ‘chasse aux Africains’ s’annonce

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Tous les africains vivant au Cambodge devraient quitter le territoire au plus tard le 31 mai 2026. À moins de 48 heures de l’échéance fixée, un communiqué officiel de la Direction générale de l’immigration cambodgienne jette l’effroi parmi les communautés africaines installées dans le Royaume. Passé ce délai, le gouvernement royal promet une répression sans précédent : traque policière, détentions systématiques, lourdes peines de prison et amendes exorbitantes. Un tournant d’une extrême gravité.

Le compte à rebours est lancé, et il ne reste que quelques heures avant que le piège institutionnel ne se referme. Par le biais d’un avis officiel d’une rare violence bureaucratique, signé par le ministre de l’Intérieur, Général Sar Sokha et le directeur général de l’Immigration, Lieutenant-Général Som Sopheak, le gouvernement du Cambodge a sonné la fin de la tolérance pour les ressortissants africains.

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Le document cible explicitement et nommément plusieurs nationalités, citant les citoyens du Ghana, du Kenya, du Cameroun et de l’Ouganda, avant d’élargir la mesure à l’ensemble des « autres pays » d’Afrique. Pour tous, l’exemption de séjour prendra officiellement fin le 31 mai 2026 au soir.

Partir, sous peine de prison et d’amende

L’administration cambodgienne n’a prévu aucune période de transition ni procédure de régularisation. Les bourses, les contrats de travail ou les situations familiales ne semblent plus d’aucun secours face à la mécanique policière qui s’annonce. Les directives édictées par les autorités de Phnom Penh s’articulent autour de trois mesures de coercition immédiates.

D’abord l’obligation de quitter le territoire. D’après le gouvernement cambodgien, tous les ressortissants étrangers ayant réglé leurs amendes de séjour doivent impérativement franchir la frontière au plus tard ce dimanche 31 mai. Ensuite, les autorités cambodgiennes annoncent une traque généralisée. En effet, dès le lundi 1er juin 2026, la police cambodgienne est instruite de traquer et d’arrêter « tout étranger se cachant » en situation irrégulière, à l’aéroport comme dans les moindres recoins du pays. Enfin, contrairement aux procédures d’expulsion classiques, les personnes interpellées ne seront pas simplement reconduites à la frontière. Le gouvernement royal a d’ores et déjà fixé des sanctions cumulatives particulièrement lourdes.

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« Tout ressortissant étranger qui entre, séjourne ou est trouvé au Cambodge à partir du 1er juin 2026 sera arrêté […] et devra purger une peine d’emprisonnement de 2 ans et payer une amende de 8 000 dollars américains avant d’être autorisé à quitter le Cambodge. » lit-on dans le communiqué de la Direction générale de l’immigration.

Les africains terrorisés face à un mur financier

Dans les cercles de la diaspora africaine à Phnom Penh, c’est la panique. Pour de nombreux expatriés, réunir la somme de 8 000 dollars américains (environ 7 400 euros) en plus d’un billet d’avion retour dans un délai si court relève de l’impossible. Le spectre de passer 24 mois dans les prisons cambodgiennes, réputées pour leur surpopulation et leurs conditions de détention spartiates, est désormais une réalité tangible.

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En affichant une politique de « tolérance zéro » et en ordonnant aux services d’immigration de remettre immédiatement les suspects aux autorités judiciaires pour des poursuites pénales, le régime cambodgien envoie un signal d’une clarté absolue. Les réactions des chancelleries africaines et des organisations de défense des droits de l’homme sont attendues face à ce qui s’apparente, par son ciblage géopolitique et sa brutalité, à une véritable directive de bannissement.

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La rédaction de Togo Breaking News réunit journalistes, rédacteurs et correspondants engagés dans la couverture de l’actualité togolaise, africaine et internationale. Depuis 2014, le média propose une information fiable et accessible sur la politique, l’économie, la société et les enjeux de développement, avec une approche axée sur la rigueur et le numérique