À la veille de l’Assemblée générale de l’Union de la Presse Francophone (UPF Internationale), qui se tient vendredi 29 mai 2026, un vent de renouvellement souffle sur l’organisation. Pour la première fois en 77 ans d’histoire, un journaliste togolais, Loïc Lawson, brigue la présidence internationale de cette institution de référence. Face à des concurrents de taille venus de Côte d’Ivoire et de Guinée, il entend porter un projet de rupture et de modernisation face aux crises systémiques qui secouent le monde des médias.
Fondée en 1950, l’UPF s’est donné pour mission historique de défendre la liberté de la presse et de veiller au respect de l’éthique journalistique à travers l’espace francophone. C’est dans cette lignée, mais avec la volonté ferme de faire bouger les lignes, que Loïc Lawson a officialisé sa candidature.
S’il est élu par ses pairs vendredi, il succédera à la présidente sortante, la Marocaine Meriem Oudghiri. La bataille s’annonce toutefois serrée pour le délégué togolais, qui devra faire face à un duel ouest-africain de haut niveau face à des adversaires venus de la Côte d’Ivoire et de la Guinée.
L’expérience au service de l’UPF Internationale
Pour légitimer ses ambitions, Loïc Lawson s’appuie sur un bilan solide de deux mandats consécutifs à la tête de l’UPF-Togo, de mai 2019 à janvier 2026. Cette immersion prolongée au plus près des réalités des rédactions lui a permis de conceptualiser les réponses globales à apporter aux mutations technologiques et structurelles du secteur.
« Notre union a un rôle décisif à jouer face aux mutations du métier : désinformation, précarité des journalistes, transition numérique. Je connais la réalité des rédactions, les attentes des confrères de terrain, et l’importance du lien entre le comité international et le bureau international. », indique Loïc Lawson dans son dossier de candidature.
Un triptyque stratégique : Protéger, Former, Rayonner
Le projet du journaliste togolais s’articule autour de trois axes majeurs, conçus pour redynamiser l’UPF mère. Il entend d’abord protéger. En effet, face à la recrudescence des pressions politiques et économiques sur les médias, le candidat s’engage à muscler le dispositif d’action et d’assistance pour la défense des journalistes menacés dans l’exercice de leurs fonctions.
Ensuite, l’ancien Directeur de publication de Flambeau des Démocrates compte ‘former’. Constatant le fossé technique creusé par l’essor du numérique, le projet prévoit d’accélérer la montée en compétences de la jeune garde francophone via des programmes concrets, coconçus avec les sections nationales.
Enfin, Loïc Lawson aspire faire ‘rayonner’ l’organisation. Le journaliste togolais ambitionne d’imposer l’UPF comme un interlocuteur incontournable lors des grands sommets mondiaux sur le pluralisme de l’information, en s’appuyant sur la force collective des sections nationales.
Une recomposition globale des instances internationales
Au-delà de la présidence, cette Assemblée générale du 29 mai 2026 sera le théâtre d’une vaste reformatage de la gouvernance de l’UPF. Les différentes sections nationales se bousculent pour positionner leurs cadres aux postes clés de l’institution, dessinant une nouvelle cartographie des pouvoirs au sein de l’espace francophone.
Ainsi, le Benin postule pour la vice-présidence internationale. L’Algérie est candidat à la vice-présidence Maghreb. Pendant ce temps, le Sénégal vise la vice-présidence Afrique subsaharienne. La Guyane, elle bataille pour la vice présidence Caraïbe, alors que Vallée d’Aoste (Nord-Ouest de l’Italie) postule pour la vice-présidence zone Europe. Le secrétariat général international fera notamment l’objet d’un arbitrage très suivi entre la RDC et la France.
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