Essossimna Marguerite Gnakade refuse de s’alimenter il y a une semaine. L’ancienne ministre des Armées du Togo a entamé une grève de la faim le 27 juillet depuis son lieu de détention. Cette décision intervient alors que son dossier continue par cristalliser les attentions sur la liberté d’expression et le traitement des opposants dans le pays.
Selon nos confrères de l’Alternative, depuis le 27 juillet 2026, l’ancienne ministre observe une grève de la faim pour dénoncer sa détention. Ce mouvement constitue pour elle un ultime recours face à une situation qu’elle juge injuste.
Une figure passée du pouvoir à la contestation
Première femme à avoir dirigé le ministère des Armées au Togo entre 2020 et 2022, Marguerite Gnakadè avait longtemps été considérée comme une personnalité influente du régime. Après son départ du gouvernement, elle s’est progressivement éloignée du pouvoir avant de multiplier les prises de position critiques contre la gouvernance du président Faure Gnassingbé.
Ses déclarations publiques, dans lesquelles elle appelait notamment à un changement de gouvernance, ont marqué une rupture avec les autorités. Pour ses soutiens, elle incarnait désormais une voix dissidente issue de l’intérieur même du système.
Le 17 septembre 2025, Marguerite Gnakadè est arrêtée à son domicile de Lomé. Les autorités lui reprochent plusieurs infractions, notamment des faits liés à la sécurité de l’État, à l’incitation à la révolte et aux troubles aggravés à l’ordre public.
Ses avocats et plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent de leur côté une procédure à caractère politique. Ils estiment que son arrestation est directement liée aux opinions qu’elle a exprimées publiquement et réclament le respect de ses droits ainsi qu’un procès équitable.
Inquiétudes autour de Marguerite Gnakadè
La grève de la faim de Mme Gnakade suscite une vive inquiétude autour de son état de santé, alors que plusieurs voix appellent les autorités à garantir son intégrité physique et son accès aux soins.
Depuis son arrestation, plusieurs acteurs politiques et de la société civile continuent d’appeler à la libération de Marguerite Gnakadè. Des formations de l’opposition, des organisations de défense des droits humains et des personnalités publiques dénoncent une détention qu’ils considèrent comme une atteinte aux libertés fondamentales.
Pour ces voix critiques, les poursuites engagées contre l’ancienne ministre sont liées à ses prises de position contre le pouvoir et devraient faire l’objet d’un examen transparent et impartial. Elles demandent aux autorités togolaises de garantir le respect des droits de la détenue et de privilégier l’apaisement dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions.
Son cas continue de retenir l’attention d’organisations de défense des droits humains ainsi que d’une partie de la classe politique togolaise, qui suivent avec préoccupation l’évolution de cette affaire devenue l’une des plus sensibles du pays.
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