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Togo : Contre la pollution plastique, l’Assemblée nationale prend le lead

Didier ASSOGBA
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Didier ASSOGBA
Didier ASSOGBA est journaliste multimédia, consultant médias, enseignant et politologue togolais. Actif depuis 2009, il dirige TogoBreakingNews.info depuis 2014. Diplômé de l’UCAO-Togo et formé à l’ESJ...
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À Lomé, parlementaires, élus locaux, experts et acteurs de la société civile se réunissent les 2 et 3 octobre pour examiner l’efficacité du cadre juridique togolais contre la pollution plastique. L’enjeu est notamment d’identifier les difficultés d’application des textes adoptés depuis 2011 et les évolutions nécessaires face à l’ampleur du phénomène.

Le cadre juridique togolais sur la pollution plastique est à nouveau sur la table. L’Assemblée nationale organise, les 2 et 3 octobre 2026 à Lomé, avec l’appui de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), un séminaire consacré au corpus législatif relatif à la pollution plastique.

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La rencontre intervient alors que l’accumulation et la mauvaise gestion des déchets plastiques continuent de poser des problèmes environnementaux, notamment à travers la dégradation des sols et la pollution des cours d’eau et du littoral.

Le Togo dispose depuis 2011 d’un cadre réglementaire destiné à lutter contre cette pollution. Mais son application, la gestion effective des déchets et l’adaptation des textes aux nouvelles formes de pollution restent des sujets de préoccupation.

Les limites du dispositif contre la pollution plastique

Durant deux jours, des parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, des maires, des experts de l’environnement et de la gestion des déchets, des représentants d’ONG et des acteurs de la société civile doivent examiner les conditions de mise en œuvre du dispositif existant. Les échanges portent notamment sur les législations et pratiques adoptées dans d’autres contextes, les difficultés rencontrées dans l’application des textes togolais et les possibilités d’amélioration du cadre législatif.

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Le séminaire doit également permettre d’examiner les expériences de gestion des déchets à Lomé et dans les régions, ainsi que les projets de soutien existants. Une partie des travaux est consacrée aux enseignements tirés de la mise en œuvre du dispositif adopté en 2011.

Pour N’Ladon Nadjo, président de la commission de l’environnement et des changements climatiques, le travail législatif doit s’appuyer sur une connaissance précise des enjeux et des expériences disponibles. « Ces deux journées nous offrent l’occasion de confronter les expériences, d’identifier les obstacles et de dégager des pistes concrètes : réduire les déchets à la source, améliorer leur collecte, encourager leur valorisation et accompagner les changements de pratiques », a-t-il déclaré.

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De la production des plastiques à leur fin de vie

Les discussions ne portent pas uniquement sur la collecte des déchets. Elles doivent également aborder les différentes étapes du cycle du plastique, de la production à la consommation, en passant par la responsabilité des producteurs et la gestion des déchets.

Bakary Junior Bamba, représentant de la représentante de l’OIF au Togo, a ainsi cité des données selon lesquelles plus de 500 millions de tonnes de plastique ont été consommées dans le monde en 2024, dont près de 400 millions destinées à devenir rapidement des déchets. Il a également évoqué une possible multiplication par près de trois des déchets plastiques à l’horizon 2060 en l’absence d’action urgente.

Ces données ont servi à élargir le débat aux modes de production et de consommation, à la responsabilité des producteurs, au rôle des collectivités et des citoyens et, plus largement, à celui de la loi.

Les participants doivent par ailleurs être informés des données scientifiques relatives à la pollution plastique, du calendrier du traité mondial sur la pollution plastique porté par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ainsi que des impacts du phénomène à l’échelle régionale.

L’objectif affiché à l’issue du séminaire est de dégager des recommandations susceptibles d’alimenter l’évolution du cadre législatif togolais et d’orienter les prochaines actions publiques. Les travaux doivent notamment explorer plusieurs leviers : réduction des déchets à la source, amélioration de la collecte, valorisation des déchets, évolution des pratiques et renforcement de la cohérence du dispositif juridique.

Le séminaire réunit pour cela les différents niveaux d’intervention concernés par la question : Parlement, collectivités territoriales, experts, organisations de la société civile et acteurs économiques. Au-delà des deux journées de discussions, l’enjeu sera donc de traduire les constats établis et les expériences examinées en propositions susceptibles de renforcer l’application du cadre existant et son adaptation aux nouveaux défis liés à la pollution plastique.

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Didier ASSOGBA est journaliste multimédia, consultant médias, enseignant et politologue togolais. Actif depuis 2009, il dirige TogoBreakingNews.info depuis 2014. Diplômé de l’UCAO-Togo et formé à l’ESJ Lille, il est spécialisé en analyse politique, gouvernance, communication digitale et médias numériques en Afrique de l’Ouest.