Togo : UNIR relativise la portée de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO

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Didier ASSOGBA est journaliste multimédia, consultant médias, enseignant et politologue togolais. Actif depuis 2009, il dirige TogoBreakingNews.info depuis 2014. Diplômé de l’UCAO-Togo et formé à l’ESJ...
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Kanka-Malik Natchaba, Délégué national de la jeunesse UNIR
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Au Togo, l’arrêt rendu fin janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO continue d’alimenter le débat politique. Alors que des voix de l’opposition s’appuient sur cette décision pour réclamer l’ouverture d’une transition, UNIR, le parti au pouvoir, en relativise la portée.

En assimilant la révision constitutionnelle opérée en 2024 à un « changement inconstitutionnel de gouvernement », la juridiction communautaire a suscité de vives réactions au sein de la classe politique. Pour la formation de Faure Gnassingbé, l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO ne contient aucun élément susceptible de remettre en cause la réforme constitutionnelle adoptée au Togo en 2024. Le parti estime notamment que la décision ne rend pas caduque l’ordre constitutionnel actuellement en vigueur.

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UNIR a fait connaître sa position lundi 31 août, par la voix de Kanka-Malick Natchaba, délégué national de la Jeunesse du parti, invité de l’émission Club de la Presse. Le responsable politique appelle les différents acteurs à s’en tenir aux conséquences que la Cour elle-même tire de sa décision.

« Nous invitons les différents acteurs à tirer les conséquences que la Cour elle-même a annoncées dans la décision, en demandant au gouvernement togolais d’en tenir compte pour de futures actions dans le cadre de réformes constitutionnelles ou de réformes qui touchent le domaine des institutions, des textes et des règles de vie en commun », a-t-il déclaré.

UNIR écarte l’hypothèse d’une remise en cause des institutions

Selon Kanka-Malick Natchaba, la décision de la juridiction communautaire constate une situation particulière née de la révision constitutionnelle, sans pour autant remettre en cause l’ordre constitutionnel établi au Togo.

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Le parti au pouvoir souligne également l’absence, dans l’arrêt, d’un mécanisme contraignant susceptible d’imposer une quelconque mesure au gouvernement ou aux institutions togolaises. « La vie des institutions se nourrit des règles internes et ces règles n’ont pas été remises en cause par la décision de la Cour de justice de la CEDEAO », a martelé le responsable de la Jeunesse UNIR.

Cette lecture conduit le parti à rejeter catégoriquement l’idée d’une transition politique, défendue par plusieurs acteurs de l’opposition au nom de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO.

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L’alternance passe par les urnes, selon Natchaba

Kanka-Malick Natchaba conteste par ailleurs l’interprétation selon laquelle la révision constitutionnelle de 2024 participerait à une volonté d’empêcher l’alternance politique, comme l’aurait relevé la Cour dans son arrêt.

Pour le responsable de l’UNIR, les dirigeants togolais sont issus du Parlement, lui-même élu par les citoyens. Dès lors, estime-t-il, la question de l’alternance doit être tranchée par le processus électoral.

Une manière, pour le parti au pouvoir, de ramener le débat sur le terrain institutionnel et électoral, loin de l’hypothèse d’une transition politique réclamée par une partie de l’opposition qui a d’ailleurs élaboré un mémorandum dans ce sens. Le débat autour de la portée de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO reste toutefois ouvert, alors que ses implications politiques continuent d’être interprétées différemment par les acteurs togolais.

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Didier ASSOGBA est journaliste multimédia, consultant médias, enseignant et politologue togolais. Actif depuis 2009, il dirige TogoBreakingNews.info depuis 2014. Diplômé de l’UCAO-Togo et formé à l’ESJ Lille, il est spécialisé en analyse politique, gouvernance, communication digitale et médias numériques en Afrique de l’Ouest.