Actuellement aux prises avec une grave maladie et hospitalisé, le célèbre journaliste togolais Young-Love Egbeboua Amavi est bel et bien en vie. Contrairement aux premières informations communiquées jeudi, ses proches dénoncent des spéculations prématurées.
Jeudi, la rumeur du décès du grand nom du journalisme togolais, Young-Love Egbeboua Amavi, a enflammé les canaux digitaux. Heureusement, l’ancien chef de la Division Sports de la Télévision Togolaise (TVT), ancien directeur de Radio Planète Plus et membre de l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), est encore en vie.
La famille du journaliste a dû briser le silence en publiant une « Mise au point officielle ». « Contrairement à ce qui a été annoncé depuis le matin, notre père est en vie. Notre famille tient à démentir formellement ces informations erronées circulant sur certaines plateformes concernant le décès du journaliste togolais, Younglove Egbeboua Amavi. », précise la famille.
M. Amavi « traverse actuellement une période de maladie sérieuse » et « bénéficie d’une prise en charge médicale appropriée » dans une structure adaptée.
Journaliste chevronné, Young-Love Egbéboua Amavi a consacré une grande partie de sa carrière à la promotion du sport togolais. À travers ses reportages, ses analyses et la couverture des grands rendez-vous sportifs nationaux et internationaux, il a contribué à donner une visibilité accrue aux athlètes, aux clubs et aux fédérations du pays.
Young-Love Egbéboua Amavi, une voix reconnue du journalisme
À la tête de la Division Sports de la TVT, il a participé à la modernisation du traitement de l’information sportive au sein du service public audiovisuel. Son professionnalisme, sa maîtrise des sujets et son exigence éditoriale lui ont valu l’estime de ses confrères ainsi que des acteurs du mouvement sportif togolais.
Au fil des années, il s’est également distingué par son engagement en faveur de la formation des jeunes journalistes. Plusieurs professionnels aujourd’hui en activité reconnaissent avoir bénéficié de ses conseils et de son expérience.
Son parcours ne s’est toutefois pas limité au journalisme sportif. Homme de convictions, il a joué un rôle important dans la défense des droits des professionnels des médias en occupant notamment les fonctions de secrétaire général du Syndicat des Agents de l’Information, Techniciens et Journalistes des Organes Publics (SAINTJOP).
Un symbole de la lutte pour la liberté de la presse
L’une des pages les plus marquantes de son parcours remonte à mars 2013. Cette année-là, alors qu’il participait à un sit-in pacifique organisé par des professionnels des médias pour protester contre les nouvelles dispositions de la loi organique régissant la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), il avait été grièvement blessé lors d’une intervention des forces de l’ordre à Lomé.
Touché au visage par une grenade lacrymogène, Young-Love Egbéboua Amavi avait subi une fracture de la mandibule ainsi que d’importantes lésions à la mâchoire. Les images de ses blessures avaient alors fait le tour du monde et provoqué une vague d’indignation au sein de plusieurs organisations internationales de défense de la liberté de la presse et des droits humains.
Cet épisode avait fait de lui l’un des symboles du combat pour la protection des journalistes et la liberté d’expression au Togo. Malgré cette épreuve, il avait poursuivi son engagement professionnel avec détermination.
Au-delà de ses responsabilités à la télévision publique, Young-Love Egbéboua Amavi a également dirigé Radio Planète Plus, contribuant au développement du paysage radiophonique togolais et à la promotion d’une information de proximité.
Membre actif de l’Association des Journalistes Sportifs du Togo, il demeurait attaché aux valeurs d’éthique, de solidarité et de professionnalisme qui fondent le métier de journaliste.
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