La question de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), devenue la Haute autorité de régulation de la communication (HARC) revient au centre des préoccupations. Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a appelé début juillet au respect des institutions. L’organisation présidée par Pasteur Edoh Komi, appelle à l’installation des 6 membres élus par l’Assemblée nationale.
L’affaire remonte au 29 décembre 2023, date à laquelle l’Assemblée nationale a procédé, conformément aux textes en vigueur, à l’élection de six nouveaux représentants devant siéger au sein de la HARC. Plus de deux ans après ce vote, ces derniers n’ont toujours pas pris leurs fonctions officielle. Une situation dont les motivations restent inconnues du grand public.
Un mandat supplémentaire pour les membres sortant de la HARC
Le Mouvement Martin Luther King juge cette situation préoccupante. Elle souligne que le mandat de l’équipe sortante est expiré depuis pratiquement quatre années. Pour le MMLK, le fait que l’ancienne équipe continue d’assurer un intérim prolongé face à des successeurs légitimement élus constitue une entorse aux principes de la légalité et de la démocratie. L’organisation s’inquiète de voir des décisions parlementaires ainsi bloquées dans leur application, y voyant une atteinte à la volonté du peuple souverain.
« C’est un risque pour les médias car une institution incomplète ou illégale est une institution affaiblie. Or, le Togo a besoin d’un régulateur fort, crédible et au complet », peut-on lire dans le communiqué.
Pour le Mouvement, laisser une institution clé dans une forme d’illégalités ou d’inachèvement affaiblit son autorité et crée un précédent politique jugé dangereux pour l’ensemble des institutions de la République. Face à cette impasse, le MMLK demande solennellement au président du Conseil et au président de l’Assemblée nationale de prendre toutes les mesures nécessaires, dans un délai raisonnable, pour procéder à l’installation officielle des six membres élus. Il exige également que les autorités apportent des clarifications publiques sur les raisons de ce retard prolongé.
Tout en apportant son soutien aux six élus pour le préjudice subi, le MMLK interpelle directement le ministre de la Communication ainsi que le ministre chargé des Relations avec les institutions de la République. Il les invite à assumer leurs responsabilités afin de conformer urgemment la HARC aux exigences de la Constitution togolaise.
Notons que EKPE Komlan Dodji, GAWOU Kodjo, Dr KANWORE Sambiani, TCHAGNAO Arimayo, ABETE Pirenam et AGBO Komlanvi avaient été élus le 29 décembre 2023 par l’Assemblée nationale pour siéger à la HARC. Depuis, ils n’y sont pas.
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