Yas App

RDC : 2 mois de prison pour le médecin ayant frappé une patiente

Togo Breaking News
3 Min Read

À Kinshasa, le verdict concernant David Balanganayi était attendu, tant l’affaire avait suscité une onde de choc bien au-delà des cercles médicaux. Le 3 avril, le tribunal de grande instance de Kinkole a condamné le médecin à deux mois de prison avec sursis pour des violences sur une patiente, filmées et massivement diffusées sur les réseaux sociaux.

C’est une décision qui met un terme judiciaire à l’affaire. Mais laisse ouverte une interrogation plus large sur la réponse institutionnelle face aux abus dans le système de santé.

- Advertisement -

Tout est parti d’une vidéo devenue virale, montrant le médecin en train de frapper et d’insulter une patiente lors d’une suture post-accouchement, sans anesthésie. Les images, d’une rare brutalité, ont rapidement provoqué une vague d’indignation, alimentant un débat national sur les conditions de prise en charge des femmes dans les structures sanitaires.

Le dossier avait été jugé en procédure de flagrance, sous forte pression médiatique et politique. Le parquet avait requis une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison, traduisant la gravité initialement attribuée aux faits.

Un verdict contre le médecin en deçà des attentes

Au fil des audiences, le périmètre des poursuites a été sensiblement réduit. Les qualifications les plus lourdes, telles que tentative de meurtre, torture ou atteinte grave à l’intégrité physique, ont été écartées par la juridiction.

- Advertisement -

Au final, seuls des faits de « coups et blessures simples » ont été retenus, aboutissant à une peine avec sursis. Une décision que la défense, représentée notamment par Joël Cadet Ndanga, a saluée comme une correction d’un « emballement judiciaire » nourri par l’émotion publique.

Ce verdict n’a pas apaisé les tensions en RDC. Pour une partie de l’opinion, la sanction apparaît en décalage avec la violence des images et les attentes d’exemplarité exprimées dans l’espace public. À l’inverse, les organisations de défense des droits des femmes y voient un précédent judiciaire, certes modeste, mais significatif. Dorcas Bwalelo insiste sur la portée symbolique de la condamnation, tout en appelant à une réforme structurelle du système de santé.

- Advertisement -

L’autre élément notable du jugement est la reconnaissance de la responsabilité civile de l’État congolais, en tant qu’employeur du médecin et garant du fonctionnement de l’établissement de santé. La juridiction a ainsi condamné l’État à verser des dommages aux parties civiles, pour un montant total plafonné à 2 500 dollars.

Rejoignez-nous sur notre chaîne WhatsApp pour plus de détails

TAGGED:
Share This Article