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Burkina Faso : Fin des frais de scolarité exorbitants dans les écoles privées

Didier ASSOGBA
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Didier ASSOGBA est journaliste multimédia, consultant médias, enseignant et politologue togolais. Actif depuis 2009, il dirige TogoBreakingNews.info depuis 2014. Diplômé de l’UCAO-Togo et formé à l’ESJ...
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Face à l’envolée incontrôlée des frais de scolarité qui transformait progressivement l’enseignement privé en un privilège réservé aux familles les plus aisées, l’exécutif burkinabè tape du poing sur la table. Un décret adopté le 29 mai 2026 vient encadrer et plafonner les écolage l’ensemble des structures privées, du primaire à l’université.

C’est un ouf de soulagement pour des millions de parents d’élèves burkinabè, mais un sérieux coup de semonce pour les promoteurs d’établissements privés. Depuis plusieurs années, l’accès à une éducation de qualité dans le secteur privé s’apparentait de plus en plus à une sélection par l’argent.

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Sous couvert de prétextes souvent jugés fallacieux notamment des vagues modernisations d’infrastructures, l’inflation importée ou des prestations annexes injustifiées, les frais de scolarité subissaient des augmentations annuelles unilatérales. Une dérive marchande que le gouvernement de transition a décidé de stopper net au nom de la justice sociale.

Frais de scolarité : Un tour de vis réglementaire

La force de ce nouveau décret, pris au titre de la Primature, réside dans son exhaustivité. Contrairement aux tentatives passées de régulation qui se concentraient uniquement sur le secondaire, le texte de mai 2026 ratisse large.

Il englobe l’ensemble du spectre éducatif les écoles primaires, Les établissements d’enseignement post-primaire et secondaire (général, technique et professionnel). Sans oublier les universités, les grandes écoles et les instituts supérieurs privés.

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Pour couper court à l’inventivité fiscale de certains promoteurs, le ministère de l’Éducation a veillé à verrouiller toutes les lignes de facturation. Selon le ministre Jacques Sosthène Dingara, la réglementation ne se limitera pas aux seuls frais de scolarité de base. Elle encadrera strictement les frais de dossier, d’inscription, de formation, l’accès aux laboratoires, les frais de soutenance et même les coûts d’établissement des diplômes. En clair, toutes les charges liées à la vie pédagogique de l’apprenant sont désormais sous surveillance.

L’État se donne les moyens de contraindre

Pour éviter un nivellement par le bas, l’État ne va pas imposer un tarif unique et arbitraire. Le ministère de l’Éducation va mettre en place une catégorisation des établissements privés. Les plafonds autorisés seront calculés en fonction des infrastructures réelles, de la qualité du corps enseignant et des équipements mis à disposition des élèves.

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« Le décret établit des critères de catégorisation des établissements privés, sur la base desquels seront fixés les montants autorisés. Il institue également un mécanisme annuel de contrôle et de mise à jour de la liste des établissements concernés. », précise Jacques Sosthène Dingara, ministre de l’Éducation de Base.

Pour l’exécutif burkinabè, l’enjeu est désormais de faire respecter la loi sur le terrain. Un mécanisme d’audit annuel va être déployé pour traquer les fraudeurs. Et le message du ministre Dingara est sans ambiguïté. Des sanctions administratives et financières sévères seront appliquées à l’encontre de toutes les structures qui tenteraient de contourner les plafonds fixés par les futurs arrêtés.

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Didier ASSOGBA est journaliste multimédia, consultant médias, enseignant et politologue togolais. Actif depuis 2009, il dirige TogoBreakingNews.info depuis 2014. Diplômé de l’UCAO-Togo et formé à l’ESJ Lille, il est spécialisé en analyse politique, gouvernance, communication digitale et médias numériques en Afrique de l’Ouest.