Au Togo, 107 maîtres de conférences et maîtres de conférences agrégés deviennent officiellement des professeurs titulaires. Ils ont été nommés au grade de professeur titulaire le 30 juillet par décret pris en Conseil des ministres. Cette évolution fait suite une manifestation de ces enseignants-chercheurs qui dénonçaient les lenteurs administratives dans la signature de leurs décrets de nomination.
Le 3 juillet dernier, 83 enseignants-chercheurs de l’Université de Lomé avaient organisé une marche suivie d’un sit-in au grand rond-point universitaire pour réclamer la signature de leurs décrets de nomination. Promus au grade de professeurs titulaires par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) depuis 2021, ils affirmaient attendre depuis plusieurs années la régularisation de leur situation administrative.
Les manifestants estimaient que ce retard les privait des droits et avantages liés à leur nouveau statut, aussi bien sur le plan administratif que financier. Ils dénonçaient également les conséquences de cette situation sur leur carrière, certains évoquant le risque de partir à la retraite sans avoir bénéficié de la reconnaissance officielle de leur promotion.
Cette mobilisation avait conduit les autorités universitaires à engager des discussions avec les représentants des enseignants, tout en assurant que les démarches nécessaires étaient en cours auprès des instances compétentes.
107 enseignants-chercheurs deviennent professeurs titulaires
Jeudi, le Conseil des ministres présidé par Faure Gnassingbé a annoncé la nomination de cent sept (107) maîtres de conférences et maîtres de conférences agrégés des universités de Lomé et de Kara au grade de professeur titulaire.
Selon le communiqué officiel, les bénéficiaires sont inscrits sur les listes d’aptitude aux fonctions de professeur titulaire à l’issue des 43e, 44e, 45e, 46e et 47e sessions des comités consultatifs interafricains du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).
Cette décision met fin, pour les enseignants concernés, à une attente qui, pour certains, durait depuis plusieurs années. Elle devrait permettre la régularisation de leur situation administrative et leur ouvrir l’accès aux prérogatives et aux avantages liés à leur nouveau grade.
Même si le gouvernement n’établit pas explicitement de lien entre cette décision et le mouvement de protestation de début juillet, la proximité des deux événements retient l’attention au sein de la communauté universitaire.
Par ailleurs, le gouvernement présente cette nomination comme une reconnaissance du mérite scientifique et pédagogique des enseignants-chercheurs concernés.
La promotion de ces 107 universitaires contribue à renforcer les capacités d’enseignement, de recherche et d’encadrement dans les universités publiques togolaises. Le gouvernement y voit un levier pour améliorer la qualité de la formation supérieure et accroître le rayonnement académique du pays au sein de l’espace CAMES.
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