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Des sanctions en vue contre des journalistes au Burkina Faso

Louis KAMAKO
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Au Burkina Faso, le gouvernement se dresse contre le laisser-aller vestimentaire observé chez certains journalistes. A travers son ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), il  exige désormais une apparence soignée et respectueuse des valeurs nationales sur les terrains de reportage. Un rappel à l’ordre qui vise à promouvoir la culture burkinabè à travers le port du Faso Dan Fani et du Koko Dunda.

Dans un communiqué daté du 4 novembre 2025, le ministère, par la voix de son secrétaire général Bétamou Fidèle Aymar Tamini, déplore  une négligence vestimentaire de la part de certains professionnels des médias lors d’événements à caractère officiel.

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« Il a été constaté avec regret, une négligence vestimentaire de la part de certains professionnels des médias lors d’événements à caractère officiel », relate la note.

Selon le document, ces comportements contraires à l’esprit des textes en vigueur au Burkina-Faso perturbent la solennité des cérémonies officielles et à porter atteinte à la noblesse de la profession journalistique.

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Le MCCAT rappelle que la mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du décret du 2 juin 2023 et de l’arrêté du 2 novembre 2023, qui encouragent la promotion et le port des tissus traditionnels tels que le Faso Dan Fani et le Koko Dunda.

Des sanctions annoncées contre les journalistes contrevenants

Le communiqué invite les responsables de médias à instruire leurs collaborateurs — journalistes, caméramans ou photographes  à revoir leur façon de s’habiller.

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 «Il est demandé à chaque responsable de média d’instruire ses collaborateurs à proscrire les tenues débraillées, indécentes ou inadaptées aux cérémonies officielles, à  adopter des tenues décentes, sobres et professionnelles et à avoir une présentation personnelle soignée et digne du Burkinabè ». a signé M. Tamini.

Le texte prévient que le non-respect de ces prescriptions entraînera « l’interdiction d’accès ou l’expulsion des cérémonies officielles », ainsi que d’éventuelles « mesures administratives ou disciplinaires ».

Enfin, le ministère en appelle  au sens de responsabilité et de patriotisme des responsables de presse  afin qu’ils contribuent à rehausser l’image du journaliste burkinabè et à garantir  le respect dû aux institutions et aux  personnalités.

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