Une affiche annonçant une soirée présentée sous le nom de « Festival des culs » dans le quartier Avédji suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux. L’évènement annoncé pour se tenir à Lamane Night Club relance le débat sur les limites de la communication promotionnelle dans l’espace public au Togo.
Le visuel, qui annonce une soirée prévue le mercredi 29 juillet à partir de 22 heures dans un établissement de nuit à Lomé, met en scène une femme dans une posture particulièrement suggestive, avec une tenue très dénudée. L’affiche fait également la promotion d’un concours dont la formulation, particulièrement crue (la meuf au meilleur cul mou) , renforce le caractère jugé provocateur du festival.
Au-delà de la liberté d’organiser des activités de divertissement pour adultes, c’est surtout l’exposition publique d’un tel contenu qui interroge. Diffusée sur les réseaux sociaux et susceptible d’être largement partagée, l’affiche pourrait être vue par des mineurs et des personnes qui ne souhaitent pas être exposées à ce type de représentation.
De la responsabilité des organisateurs du festival
La polémique au sujet de ce festival pose plus largement la question de la responsabilité des organisateurs d’événements et des établissements de loisirs dans le choix des supports de communication utilisés pour attirer le public. La liberté commerciale et artistique ne saurait, selon plusieurs observateurs, exonérer les promoteurs du respect des règles relatives à la décence publique et à la protection des mineurs.
Dans un contexte où les autorités togolaises affichent régulièrement leur volonté de préserver les bonnes mœurs et de lutter contre certaines dérives dans les espaces publics et numériques, le festival des culs appelle, à tout le moins, à une clarification sur les règles applicables à ce type de contenu.
Les autorités interpellées
Face à l’émoi suscité par le ‘festival des culs’, les autorités compétentes sont appelées à se saisir de la question et à vérifier la conformité de cette communication avec la législation togolaise. Une attention particulière pourrait être portée aux conditions dans lesquelles l’événement est promu, notamment sur les réseaux sociaux, ainsi qu’à l’accès éventuel des mineurs à la soirée.
L’enjeu n’est pas de remettre en cause les activités nocturnes ou les loisirs destinés à un public adulte, mais de s’assurer que leur promotion respecte les exigences de décence et de responsabilité qui s’imposent dans l’espace public.
Il appartient désormais aux autorités sécuritaires et administratives compétentes de déterminer si cette campagne publicitaire constitue une infraction au regard du droit en vigueur et, le cas échéant, de prendre les mesures appropriées. Une intervention rapide permettrait également de clarifier les limites à ne pas franchir dans la promotion des événements de divertissement et de rappeler que la liberté d’entreprendre doit s’exercer dans le respect de l’ordre public et de la protection des personnes vulnérables.
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