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Langue des signes : Bientôt une reconnaissance officielle au Togo ?

Vanessa DEKADJE (Stagiaire)
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Vanessa DEKADJE (Stagiaire)
Eyram Vanessa DEKADJE est étudiante en journalisme à l’ISICA (Université de Lomé), spécialisée dans le journalisme web et les médias numériques. Passionnée par l’actualité et le...
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À l’occasion de la Semaine mondiale des personnes sourdes, l’Association des Sourds du Togo (AST) a organisé vendredi 25 septembre 2026 à Lomé une conférence de presse. Elle appelle à la reconnaissance officielle de la Langue des Signes Togolaise (LST) et à une meilleure accessibilité des services publics pour les personnes sourdes.

La communauté sourde du Togo veut faire entendre ses droits. Dans le cadre de la Semaine mondiale des personnes sourdes, célébrée du 21 au 27 septembre, l’Association des Sourds du Togo (AST) a réuni médias, partenaires et membres de la communauté à Lomé.

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La langue des signes, un droit et non une faveur

Pour l’AST, l’accès à la langue des signes est une condition essentielle à l’exercice des droits des personnes sourdes. « La langue des signes n’est pas une faveur, c’est un droit », a rappelé Marcel Passoki, président de l’association des sourds du Togo. 

L’association estime que sans accès à la langue des signes, plusieurs domaines restent difficilement accessibles à une partie de la communauté des personnes sourdes, notamment l’éducation, la santé, la justice, l’emploi et l’information.

L’AST réclame ainsi le droit pour toute personne sourde d’apprendre, d’utiliser et de voir reconnaître la Langue des Signes Togolaise. Elle demande également une meilleure accessibilité des services publics et privés. L’association souhaite notamment la présence d’interprètes professionnels en langue des signes dans les hôpitaux, tribunaux, commissariats, écoles, universités et médias.

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« Un enseignant n’est pas un interprète », rappelle-t-elle, soulignant que l’interprétation nécessite des compétences spécifiques et doit garantir la précision et la confidentialité.

L’AST appelle également les médias à intégrer une interprétation en langue des signes lors des journaux télévisés et des grands événements.

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Éducation, emploi, participation citoyenne…

Au-delà de l’accessibilité, l’association met en avant plusieurs autres droits. Elle réclame une éducation de qualité pour les enfants sourds, avec des enseignants qualifiés et des supports adaptés. Elle plaide également pour un meilleur accès à l’emploi et à la formation professionnelle ainsi qu’une participation pleine et entière des personnes sourdes à la vie sociale, politique et culturelle.

Le principe défendu par l’association est résumé en une formule : « Rien sur nous sans nous ». En situation d’urgence, de crise sanitaire ou de catastrophe, l’AST demande aussi que les personnes sourdes puissent recevoir rapidement des informations accessibles en langue des signes.

L’AST a adressé plusieurs demandes aux pouvoirs publics, aux familles et à la société. Au gouvernement, elle demande d’accélérer la reconnaissance juridique de la Langue des Signes Togolaise et de recruter des interprètes professionnels dans les administrations. Les parents sont également invités à s’impliquer davantage dans l’apprentissage de la langue des signes afin de réduire l’isolement des enfants sourds.

L’association appelle enfin la société togolaise à changer de regard sur la communauté sourde. « Les personnes sourdes ne demandent pas la pitié, mais leur place dans la société », soutient-elle.

La  Semaine mondiale des personnes sourdes marque les 50 ans de la Langue des Signes Togolaise, introduite au Togo en octobre 1976 par le Dr Andrew Foster, selon l’AST. Une célébration est prévue le 16 octobre prochain à l’Agora Senghor de Lomé. 

Notons qu’à l’occasion, des journalistes présents ont par ailleurs été initiés à quelques signes, une manière pour l’AST de favoriser une meilleure compréhension de la réalité et des besoins des personnes sourdes.

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Eyram Vanessa DEKADJE est étudiante en journalisme à l’ISICA (Université de Lomé), spécialisée dans le journalisme web et les médias numériques. Passionnée par l’actualité et le fact-checking, elle collabore à la production de contenus sur la technologie, l’action publique et le développement, avec une approche axée sur l’information numérique accessible.