Le quartier de Bè-Klikamé, à Lomé, a basculé dans l’horreur dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 mai 2026. Un immeuble en cours de construction s’est partiellement effondré sur une habitation mitoyenne. Le bilan provisoire fait état de quatre blessés, tous membres d’une même famille surprise dans son sommeil. Des défauts majeurs de construction sont pointés du doigt.
Une pluie de gravats et de béton en plein milieu de la nuit. Aux alentours de minuit, la dalle supérieure d’un bâtiment en chantier s’est soudainement affaissée, perforant de plein fouet la toiture de la maison voisine. Dans cette habitation basse dormaient plusieurs membres d’une même famille, pris au piège par l’effondrement de la structure.
Bilan d’un immeuble qui s’effondre
Le premier bilan de l’effondrement de l’immeuble fait état de quatre victimes. Parmi elles, un nourrisson de huit mois a été grièvement blessé. L’épouse du propriétaire de la maison sinistrée souffre, quant à elle, d’une double fracture ouverte à la jambe.
Pour les survivants, le traumatisme est immense. Interrogé par Lome Express, le chef de famille raconte les instants qui ont précédé le drame, oscillant entre l’incompréhension et la terreur.
« Aux environs de minuit, entre 00h et 1h du matin, j’ai été réveillé par des bruits inhabituels. Au départ, j’ai naturellement pensé qu’ils provenaient du chantier de la maison voisine et qu’il s’agissait des maçons qui poursuivaient leurs travaux durant la nuit. » a-t-il dit.
Quelques secondes plus tard, le bruit routinier s’est transformé en un fracas assourdissant. Devant l’urgence de la situation et au milieu d’un épais nuage de poussière, les rescapés, aidés par des voisins alertés par le choc, ont dû mener un sauvetage de fortune. Il a fallu défoncer la porte verrouillée de la chambre principale pour extraire les enfants et les adultes ensevelis sous les briques de la dalle.
La piste des malfaçons au cœur de l’enquête
Toutes les victimes ont été évacuées d’urgence vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) Sylvanus Olympio pour y recevoir des soins intensifs.
Si les circonstances administratives de l’attribution du permis de construire restent à éclaircir, les premières constatations techniques ne laissent guère de place au doute. Les causes de cet affaissement partiel sont directement liées à de graves défauts de construction. On parle notamment de sous-dosage probable du béton, faiblesses structurelles des piliers de soutènement ou non-respect des temps de séchage de la dalle.
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