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Affaire de Disparitions de sexe : la police écroue des auteurs de violence

Louis KAMAKO
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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la...
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Malgré les appels répétés des autorités au calme, la rumeur de supposées « disparitions de sexe » continue d’alimenter la peur dans plusieurs quartiers de Lomé et d’autres localités du Togo. Depuis plusieurs jours, des attroupements se forment régulièrement autour de personnes accusées d’être à l’origine de ces prétendus faits, donnant lieu à des scènes de violence et de justice populaire. Face à cette situation, la police togolaise a commencé à appliquer les mesures annoncées par le gouvernement.

Le gouvernement togolais, par la voix du ministre de la Protection civile, avait pourtant mis en garde la population contre la propagation de ces informations non vérifiées. Le colonel Calixte Batossi Madjoulba avait  appelé les citoyens à ne pas céder à la panique ni à se faire justice eux-mêmes, tout en annonçant que les auteurs de violences ou de troubles à l’ordre public seraient interpellés.

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Mais sur le terrain, les rumeurs de disparitions de sexe continuent de circuler, principalement sur les réseaux sociaux et par le bouche-à-oreille. Presque chaque jour, des foules se rassemblent après les cris de personnes affirmant que leur sexe aurait disparu à la suite d’un simple contact avec un inconnu. Ces accusations entraînent souvent des passages à tabac contre des citoyens qui, en l’absence de toute preuve, sont désignés comme responsables.

Ce climat de suspicion a conduit les autorités à renforcer leur présence dans les zones concernées afin d’éviter de nouveaux débordements.

Des interpellations dans l’affaire de disparitions de sexe

Les premières interpellations annoncées commencent désormais à se concrétiser. Deux affaires récentes, traitées par le poste de police de Cacavéli, illustrent la réponse des autorités.

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Le premier incident s’est produit aux abords de l’école La Source. Le second a été enregistré, la veille, dans le secteur de Fan Milk à Agbalépédo. Dans les deux cas, les personnes accusées ont été conduites au poste de police afin d’être entendues, tandis que les individus impliqués dans les violences ont également été interpellés.

Selon les premiers constats effectués par les services compétents, aucune disparition d’organe n’a été constatée. L’un des plaignants, qui affirmait avoir perdu son sexe, a même été transféré à l’hôpital de Cacavéli pour des examens médicaux. Les résultats n’ont révélé aucune anomalie. Son sexe était bien présent et ne présentait aucune atteinte particulière.

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Ces vérifications viennent conforter les démentis déjà formulés par les autorités sanitaires et administratives.

Au-delà des rumeurs de disparitions de sexe elles-mêmes, la justice s’intéresse désormais aux conséquences qu’elles provoquent. Des personnes soupçonnées d’avoir participé aux actes de violence, aux troubles à l’ordre public et aux atteintes à l’honneur des citoyens injustement accusés sont arrêtées par la police togolais. Elles sont en instance d’être déférées devant le parquet afin de répondre de leurs actes.

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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la gouvernance locale avec une approche fondée sur la rigueur, l’analyse et la vérification des faits.