La 2e session africaine du Programme de formation sur le contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC) se tient à Lomé. Le Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies (UNODA) et le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) ont officiellement lancé lundi la phase présentielle de cette rencontre. Elle réunit pour 3 semaines des professionnels francophones venus de 17 pays africains.
Il s’agit de renforcer les capacités des participants sur les cadres normatifs internationaux, continentaux et régionaux relatifs aux armes légères et de petit calibre, ainsi que sur les mécanismes de destruction des armes et des munitions.
La formation s’inscrit dans les engagements du Pacte pour l’avenir, adopté par les États membres des Nations Unies en 2024, qui réaffirme la nécessité de renforcer les institutions nationales, de prévenir les crises et de consolider la coopération internationale.
« Cette session rassemble 23 représentants des institutions nationales compétentes, des forces de défense et de sécurité, des commissions nationales chargées du contrôle des armes ainsi que des organisations régionales de 17 États africains. Elle se veut une plateforme d’apprentissage, de dialogue et de partage d’expériences entre praticiens », a indiqué Chahrazade Housni, chargée de programme à l’UNREC.
La session renforce les capacités techniques et institutionnelles des participants en matière de contrôle des armes légères et de petit calibre, à favoriser la mise en œuvre des cadres internationaux, régionaux et sous-régionaux, tout en consolidant la coopération et les échanges entre praticiens africains.
Résolution sur les armes légères
Ce programme est une initiative issue de la résolution 77/71 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il vise à renforcer les capacités nationales et régionales dans la prévention et la lutte contre le commerce illicite, le détournement et la prolifération des armes légères et de petit calibre, qui continuent d’alimenter les conflits, la criminalité organisée, le terrorisme et les violences armées à travers le monde.
« La formation permet aux bénéficiaires d’approfondir leurs connaissances sur les cadres normatifs internationaux, continentaux et régionaux relatifs aux armes légères et de petit calibre, les mécanismes de contrôle des transferts internationaux d’armes, le marquage, la tenue des registres, le traçage, la sécurité physique et la gestion des stocks, ainsi que la destruction des armes et des munitions. Elle aborde également l’élaboration des politiques nationales et le rôle des mécanismes institutionnels de coordination en matière de contrôle des armes légères et de petit calibre », a souligné William Oreste Agblonon, consultant à l’UNREC.
Une attention particulière sera également accordée au partage des bonnes pratiques, aux études de cas, aux exercices de simulation et à l’analyse des défis émergents liés à la prolifération illicite des armes
Le directeur de l’UNREC, Anselme Yabouri, a rappelé que le renforcement des capacités des acteurs nationaux constitue un investissement stratégique en faveur d’une paix et d’une sécurité durables. « Les défis posés par la circulation illicite des armes légères dépassent les frontières nationales et nécessitent des réponses coordonnées, fondées sur la coopération régionale, la confiance mutuelle et la mise en œuvre effective des engagements internationaux », a-t-il ajouté.
Le programme de bourses repose sur une approche intégrée combinant enseignements spécialisés, travaux pratiques, échanges entre pairs et développement d’un réseau de professionnels africains appelés à contribuer, dans leurs pays respectifs, au renforcement des politiques publiques, des cadres institutionnels et des mécanismes opérationnels de contrôle des armes légères et de petit calibre.
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