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Diaspora africaine : 124,2 milliards $ envoyés vers le continent en 2025

Vanessa DEKADJE (Stagiaire)
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Vanessa DEKADJE (Stagiaire)
Eyram Vanessa DEKADJE est étudiante en journalisme à l’ISICA (Université de Lomé), spécialisée dans le journalisme web et les médias numériques. Passionnée par l’actualité et le...
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La diaspora africaine joue un rôle majeur dans le soutien aux économies du continent à travers les transferts d’argent adressés à leurs proches. À l’échelle des pays à revenu faible ou intermédiaire, les transferts de fonds ont atteint 728,6 milliards de dollars au cours de l’année écoulée, dont 124,2 milliards de dollars destinés à l’Afrique. Une part importante de ces ressources parvient aux zones rurales, où elle contribue à soutenir les ménages et à financer diverses activités économiques.

L’argent envoyé par les Africains vivant à l’étranger continue de progresser. En 2025, les transferts d’argent vers le continent ont atteint 124,2 milliards de dollars, selon le rapport Sending Money Home 2026, publié le 14 septembre dernier par le Fonds international de développement agricole (FIDA).

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124,2 milliards $ envoyés par la diaspora africaine 

Sur les dix dernières années, les transferts d’argent à destination de l’Afrique ont augmenté de 86 %. À l’échelle mondiale, les pays à revenu faible ou intermédiaire ont reçu 728,6 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 94 % depuis 2016.

Ces flux financiers concernent un nombre considérable de personnes. Le FIDA estime que 220 millions de migrants et de membres de la diaspora africaine soutiennent financièrement environ 1,1 milliard de proches dans le monde. Les transferts concernent ainsi environ une personne sur six à l’échelle mondiale.

Pour les familles bénéficiaires, l’argent envoyé depuis l’étranger permet d’abord de répondre à des besoins essentiels. Mais le rapport souligne également son rôle dans la capacité des ménages à faire face aux périodes difficiles et à préparer leur avenir. Une part importante de ces sommes atteint les campagnes. En 2025, environ 233 milliards de dollars, soit près d’un tiers des transferts destinés aux pays à revenu faible ou intermédiaire, sont parvenus dans des zones rurales

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Ces zones sont souvent confrontées à un accès limité à l’emploi formel, aux services financiers et aux infrastructures.

Le FIDA estime par ailleurs que les familles recevant des transferts de fonds investissent environ 22 milliards de dollars chaque année dans les systèmes agroalimentaires ruraux. Ces ressources peuvent ainsi contribuer à la production agricole, aux activités des entreprises rurales et à l’emploi.

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Le numérique transforme les transferts d’argent

Le mode d’envoi évolue lui aussi. Plus de la moitié des transferts sont désormais effectués par voie numérique, ce qui peut permettre des opérations plus rapides et moins coûteuses.

Mais la transition n’est pas encore complète. En 2025, seulement 35 % des opérations analysées étaient entièrement numériques de bout en bout, selon le FIDA.  Cette évolution pose également la question du coût des transferts. Pour le FIDA, les gouvernements, les régulateurs et les institutions financières doivent continuer à travailler à des services moins coûteux et plus transparents pour les populations rurales. Le rapport recommande également de renforcer l’accès à l’épargne, à l’assurance, au crédit et aux outils financiers numériques.

Selon le FIDA, ces flux ne constituent pas seulement une aide ponctuelle pour les proches restés au pays. Ils peuvent aussi renforcer la capacité des familles à absorber les crises, épargner et investir.

Pour l’Afrique, où les transferts d’argent ont augmenté de 86 % en dix ans pour atteindre 124,2 milliards de dollars en 2025, l’enjeu est désormais de mieux transformer ces flux financiers en opportunités économiques durables.

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Eyram Vanessa DEKADJE est étudiante en journalisme à l’ISICA (Université de Lomé), spécialisée dans le journalisme web et les médias numériques. Passionnée par l’actualité et le fact-checking, elle collabore à la production de contenus sur la technologie, l’action publique et le développement, avec une approche axée sur l’information numérique accessible.