Togo : la présence de forces étrangères préoccupe l’opposition

Louis KAMAKO
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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la...
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Au Togo, la présence présumée de forces étrangères dans le cadre de la lutte contre les groupes armés terroristes suscite des interrogations au sein de l’opposition. Dans un communiqué conjoint publié lundi, plusieurs partis et mouvements politiques réclament davantage de transparence sur la coopération militaire, interpellent le gouvernement sur les conditions des partenariats et appellent à l’ouverture d’un débat public autour de cette question sécuritaire.

Ce sont quatre formations et mouvements politiques togolais qui expriment leurs inquiétudes face à la présence de forces étrangères sur le territoire togolais. Il s’agit de la DMK-Originale, la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et du  front « Touche Pas à Ma Constitution »

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Pour ces entités de l’opposition, le pouvoir de Lomé a instauré l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes depuis 2021 tout en multipliant les partenariats militaires avec plusieurs pays, notamment la Turquie et la Russie. Ces coopérations se sont traduites par des échanges militaires, des formations et des visites officielles, mais aussi par l’arrivée d’équipements militaires et de personnels étrangers.

Par contre, aucune information officielle n’est disponible sur les effectifs, les missions ou encore le statut juridique de ces personnels étrangers. Elle évoque notamment la présence de militaires turcs, de forces spéciales africaines et de ressortissants russes, sans que les autorités n’aient, selon eux, communiqué de manière détaillée sur ces dispositifs.

La transparence sur la question des forces étrangères

Le communiqué énumère plusieurs interrogations. Les signataires souhaitent savoir si ces forces participent directement aux opérations militaires, sous quel commandement elles interviennent et quelles garanties existent pour prévenir d’éventuelles violations des droits humains. Ils s’interrogent également sur le coût financier de ces coopérations pour les finances publiques.

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« Face à la gravité, à la sensibilité du sujet et au vu des nombreuses interrogations, nous sommes particulièrement préoccupés par l’opacité qui entoure ces décisions stratégiques et les dérives qui peuvent en découler. Les risques d’exactions au détriment de la population locale, comme cela se produit sur d’autres théâtres d’opérations sur le continent », ont-ils écrit.

Au-delà des interrogations, Thomas N’Soukpoe, Sambiri Targone, Tchagnaou Ouro-Akpo et Nathaniel Olympio formulent plusieurs revendications. Ils  demandent l’organisation d’un débat public sur la présence de toute force militaire ou paramilitaire étrangère au Togo. Les responsables de la DMK-Originale, DMP, LDP et TPMC  réclament aussi  des garanties selon lesquelles aucune force étrangère ne serait engagée dans des opérations de surveillance, d’intimidation, d’arrestation ou de répression de la population.

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Par ailleurs, ils lancent un appel aux citoyens afin qu’ils demeurent vigilants tout en poursuivant leur coopération militaire avec les Forces de défense et de sécurité dans la lutte contre l’extrémisme violent.

Ils résument leur principale exigence en appelant à l’ouverture immédiate d’un débat public sur la présence de toute force militaire ou paramilitaire étrangère au Togo. Car selon eux, les enjeux de souveraineté et de sécurité nationale nécessitent davantage de transparence et d’information envers l’opinion publique.

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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la gouvernance locale avec une approche fondée sur la rigueur, l’analyse et la vérification des faits.