L’Assemblée nationale a démarré mardi 6 octobre sa 2e session ordinaire de l’année 2026. L’ouverture de la session budgétaire a été présidée par Prof Komi Selom Klassou, président de ladite institution. Au cours des 3 prochains mois, les députés devront notamment examiner le projet de loi de finances 2027, poursuivre l’étude de 16 projets de loi à différents stades de la procédure et traiter plusieurs questions adressées au gouvernement.
La session s’est ouverte en présence de Barry Moussa Barqué, président du Sénat, et des membres du gouvernement, notamment Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions.
Le Prof Komi Selom Klassou a rappelé l’agenda des députés au cours de cette session.
“La 2e session ordinaire sera principalement consacrée au projet de loi de finances, exercice 2027. À l’ouverture des travaux, 16 projets de loi sont à différents stades de la procédure parlementaire. 4 disposent déjà de rapports et peuvent être soumis à la plénière. 4 autres sont encore étudiés en commission. 2 textes récemment déposés doivent encore être affectés, tandis que plusieurs dossiers nécessitent des clarifications ou une coordination avec le gouvernement”, a-t-il souligné.
Des questions orales et écrites sont également en attente sur le bureau du président de l’Assemblée nationale. Face à cet agenda, Prof Komi Selom Klassou a appelé à une mobilisation des députés et à une organisation efficace des travaux. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’un examen rigoureux du budget.
Pour le président de l’Assemblée nationale, voter le budget revient aussi à examiner les priorités retenues par l’État et les moyens affectés à leur mise en œuvre. Il a appelé à veiller à l’utilisation efficace des ressources publiques et aux résultats des politiques financées.
La session budgétaire devra également permettre au Parlement de renforcer son action face aux mutations économiques, environnementales et technologiques. Les enjeux liés à la jeunesse, à la sécurité et aux évolutions de l’ordre international ont également été évoqués.
Orientations pour la session budgétaire
Au total, 3 orientations ont été retenues. Il s’agit de renforcer la diplomatie parlementaire, développer les compétences des députés et poursuivre la modernisation de l’administration parlementaire.
Dans ce cadre, l’Assemblée nationale entend poursuivre les formations destinées aux élus, moderniser ses procédures et développer davantage les outils numériques.
Le point a aussi été fait sur l’activité législative depuis le début de l’année. Au cours de la première session ordinaire, 8 textes ont été examinés par les députés. 11 autres l’ont été pendant la 2e session extraordinaire. Ces travaux ont notamment porté sur la protection des personnes handicapées, l’environnement et la sécurité collective. Les députés ont examiné des textes relatifs aux pollutions maritimes, aux dommages causés par les hydrocarbures, à la sûreté nucléaire, aux déchets radioactifs, à la biodiversité marine et aux aires naturelles.
La modernisation de l’économie et la sécurisation des échanges ont également figuré au programme. L’Assemblée nationale a notamment travaillé sur le renforcement des juridictions commerciales et l’adhésion à la Convention supprimant l’exigence de légalisation des actes publics étrangers.
Rappelons que Lomé accueille, du 9 au 14 novembre 2026, la 86e session du Comité exécutif et la 48e Conférence des Présidents de l’Union parlementaire africaine (UPA).
Rejoignez notre chaîne WhatsApp pour ne rien rater !




















