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Les élèves mécontents réclament leurs enseignants dans plusieurs villes du Togo

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Les élèves du Togo sont de nouveau dans les rues. Ils sont des milliers à réclamer à travers plusieurs villes du pays leurs enseignants qui observent les mots d’ordre de grève lancés par la Coordination Syndicale de l’Education  du Togo (CSET)  et la Synergie des Travailleurs du Togo (STT).  De Lomé à Dapaong en passant par Tsévié, Atakpamé, Badou et  Mango, les élèves ont bloqué les routes avec des barricades. A Kara, la tension est encore vive avec l’arrestation de l’enseignant Claude Pelelem. Dans le même temps à Mango, des militaires auraient été appelés en renfort.

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La situation a démarré lundi avec le début de la grève de la STT. Elle a été très remarquable au nord du pays. A Badou, ce sont les élèves du CEG de la localité qui ont délogé leurs camarades du lycée et de toutes les écoles environnantes

Scénario identique à Atakpamé où les élèves de LETP ont chassé des salles de classe ceux du lycée d’Atakpamé en scandant des chants « Nous ne voulons que nos professeurs ».

Certains établissements du collège qui sont en composition étaient obligés de suspendre les épreuves de la journée pour s’échapper à la colère des manifestants qui déversaient leur venin sur  tous ceux qui s’obstinent à  s’associer à leur cause.

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A Mango, des sources nous rapportent que c’est la débandade totale. On évoque une situation à l’extrême. Des élèves plus que déterminés dans leur protestation ont investi toutes les rues de la préfecture de l’Oti. Les forces de sécurité dépassées ont appelé les militaires en renfort.

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La situation s’est aggravée mardi avec le début de la grève de la CSET. En dehors de Lomé, Tsévié a connu les mêmes mouvements. Les élèves ont tôt le matin occupé les rues. Ils ont même formé une délégation qui est allée s’entretenir avec le Maire de la ville.

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A Kara, c’est l’arrestation de l’enseignant Claude Pelelem qui met la ville en feu. Des élèves mobilisés pour la libération de leur enseignant auraient été dispersés à coup de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre, selon des contacts sur place.

Pour l’heure aucun cas de violence n’est à noter, mais  les élèves disent  durcir le ton dans les prochains jours jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction.

 

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