Élu en mai 2026 à la tête de l’Union internationale de la Presse Francophone (UPF-Internationale), le journaliste togolais Loïc Lawson continue de recevoir les marques de soutien. Celui de l’ancienne ministre béninoise de la Justice, Reckya Madougou, adressé directement depuis son lieu de détention, figure parmi les messages de félicitations les plus symboliques.
Cette élection à la présidence internationale de l’UPF constitue une consécration majeure pour le journalisme togolais et sous-régional. En accédant à la tête de cette organisation centenaire qui rassemble des milliers de professionnels des médias à travers l’espace francophone, Loïc Lawson prend les rênes d’une institution clé pour la liberté de la presse et l’éthique journalistique.
Dans une lettre manuscrite datée du 7 août 2026, l’ex-Garde des Sceaux de la République du Bénin exprime ses chaleureuses félicitations au nouveau président, qualifiant son parcours d’« accomplissement » remarquable.
Un hommage appuyé de Reckya Madougou
Dans son missif aux accents très personnels, Reckya Madougou salue la trajectoire d’un « admirable et battant professionnel », affirmant n’avoir jamais douté de sa réussite. L’ancienne conseillère spéciale du président togolais Faure Gnassingbé remémore notamment un souvenir partagé à Lomé : « Je ne me suis pas trompée en te déclarant, quelques printemps en arrière, et face caméra, dans ce mythique Sarakawa qui abritait un event sous-régional de l’UPF […], que tu rendras davantage fier ton pays. »
Dépassant le simple cadre de la courtoisie fraternelle, l’opposante béninoise a profité de cet écrit pour délivrer un message empreint d’une forte portée symbolique.
« Le chemin est tout tracé avec ton nouveau sacre. Brille, brille et ne fais aucune concession à l’approximation. Garde tes convictions chevillées à l’âme, ta pugnacité comme bâton de pèlerin et la vérité pour boussole. Cette dernière fait mal, toujours combattue, mais elle triomphe un jour, pour toujours. », a-t-elle adressé comme feuille de route à Loïc Lawson.

Une prise de parole qui rappelle le contexte béninois
Cette lettre remet sous les projecteurs la situation de Reckya Madougou (52 ans), qui a compté en mars 2026 plus de 5 ans d’incarcération. Arrêtée le 3 mars 2021 en marge de la présidentielle béninoise, puis condamnée à 20 ans de prison pour « association de malfaiteurs et terrorisme » par la CRIET, elle demeure détenue à la prison civile de Missérété dans des conditions particulièrement strictes.
Sa détention continue de susciter de vives réactions sur la scène internationale. Le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire ainsi que plusieurs organisations de défense des droits humains l’ont qualifiée d’arbitraire. Alors que le paysage politique béninois reste sous tension, de nombreuses voix au Bénin et dans la sous-région réclament sa libération ainsi que celle du professeur Joël Aïvo, comme un préalable indispensable à la décrispation du climat politique national.
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