Les 26es Journées scientifiques annuelles de la Société ouest-africaine de chimie (SOACHIM) se sont achevées vendredi à l’Université de Lomé. Durant 4 jours, chercheurs, enseignants, étudiants et professionnels de la chimie venus de plusieurs pays de la sous-région ont échangé autour des grands défis scientifiques et environnementaux.
Les travaux ont été officiellement clôturés par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur. Prof Gado Tchangbedji a salué la qualité des travaux ainsi que l’engagement des chimistes à relever les défis liés à la thématique de ces journées.
A l’issue des travaux, plusieurs priorités ont été dégagées, notamment le développement de la chimie expérimentale, les alternatives aux carburants utilisés dans le transport maritime, ainsi que la lutte contre la pollution industrielle et la dégradation des écosystèmes marins.
La question des moyens consacrés à la recherche expérimentale a particulièrement retenu l’attention des participants. La massification des effectifs et le coût élevé des équipements constituent, selon les chercheurs, des obstacles à surmonter pour renforcer la formation et la recherche en chimie.
« Au cours de nos travaux, nous avons identifié la nécessité de la chimie expérimentale. Nous allons travailler à trouver des propositions concrètes pour apporter une solution à la chimie expérimentale, face à la massification et aux coûts onéreux », explique Tchamye T-E. Boroze, secrétaire général de la SOACHIM.
Une relève assurée pour la SOACHIM
Les participants ont également évoqué les alternatives aux carburants conventionnels dans le transport maritime, la pollution liée aux effluents industriels, ainsi que la dégradation des écosystèmes marins. La phytochimie et l’étude des eaux sous-marines figurent également parmi les pistes de recherche appelées à être approfondies par les différentes équipes.
L’autre constat de cette 26e édition est la forte présence des jeunes chercheurs. Plus de 60 % des participants étaient des jeunes, selon les responsables de la société savante. Un signe encourageant pour l’avenir de l’organisation.
« Nous avons remarqué que plus de 60 % des participants sont des jeunes. L’avenir de la SOACHIM est assuré », souligne le professeur Gnon Baba, président de la section togolaise de la SOACHIM.
Cette édition a également été marquée par une assemblée générale élective. Le professeur Gnon Baba a été élu président de la SOACHIM. Sa désignation constitue une fierté pour le Togo, qui accueille cette année ces assises scientifiques régionales.
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