En marge d’une grande simulation de gestion des catastrophes dans le Bas-Mono, le ministère de la Sécurité déploie le projet « DGDN Mobile » pour délivrer la Carte nationale d’identité. Une opportunité pour les populations locales d’obtenir leur précieux sésame civique dans un délai record.
C’est une petite révolution de proximité qui accompagne un déploiement sécuritaire d’envergure. Alors que l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) teste actuellement les capacités de réaction du pays face aux sinistres majeures, le gouvernement togolais profite de cette bascule logistique pour faire la démonstration de son agilité administrative. Dans les localités ciblées par les manœuvres, les citoyens peuvent désormais obtenir leur Carte nationale d’identité (CNI) en seulement quarante-huit (48) heures.
Etablissement express de la Carte nationale d’identité
Habituellement soumise à des délais d’attente plus longs, la délivrance des pièces d’identité franchit un cap de célérité grâce au projet DGDN Mobile. Cette campagne spéciale, intégrée au dispositif de l’exercice, vise à désenclaver l’accès aux documents administratifs essentiels pour les populations rurales, souvent éloignées des centres urbains d’enrôlement.
Ce guichet mobile garantit un délai de production optimisé. En effet, la Carte nationale d’identité est délivrée en 48 heures maximum. Les équipes se déplacent au plus près des communautés pour recueillir les données biométriques. Cette démarche permet aux populations des zones frontalières ou vulnérables de disposer d’une identité officielle, indispensable pour accéder aux services publics et aux programmes d’aide.
‘MIA DZRADO 2026’, le grand test de résilience nationale
Cette offensive administrative se déroule dans un cadre bien précis. Depuis le 8 juin et jusqu’au 18 juin 2026, la préfecture du Bas-Mono est le théâtre d’un exercice national de simulation grandeur nature baptisé « MIA DZRADO 2026 ».
Coordonné par l’ANPC, cet événement vise à évaluer la coordination des secours et à tester la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes face à des menaces complexes.
Pour le ministre de la Sécurité, Calixte Madjouba, le succès de cette opération interconnectée — qui mêle sécurité civile, santé publique et modernisation administrative — repose sur l’engagement de tous les acteurs. Le ministre a invité l’ensemble des structures de secours à renforcer leur synergie en faveur d’une prévention efficace et d’une gestion coordonnée des risques.
Les populations du Bas-Mono doivent, quant à elles, collaborer pleinement avec les équipes déployées sur le terrain, que ce soit pour le bon déroulement des simulations tactiques ou pour le succès des campagnes sanitaires et d’enrôlement express.
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