L’Association des sourds du Togo (AST) a tenu mercredi 10 juin une session de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG). La rencontre s’inscrit dans le cadre de l’initiative « La Voix des Femmes » menée en collaboration avec l’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF). Elle a permis de renforcer les compétences des membres de plusieurs associations de personnes en situation de handicap.
Parmi les participants figuraient des représentants de l’Association des personnes aveugles du Togo (ATA) et de l’Association des personnes handicapées visuelles pour la contribution au développement (AHVCD). Sans oublier les représentants de l’Association des personnes de petite taille du Togo (APPTT) ainsi que ceux de l’Association pour la promotion de la femme handicapée du Togo (APROFEHTO).
Formes cachées des violences basées sur le genre
La rencontre a permis aux participants de comprendre les mécanismes des VBG, de reconnaître leurs différentes formes et de s’approprier leurs droits. En raison de l’isolement, de la dépendance ou des barrières de communication, les personnes en situation de handicap sont particulièrement exposées à des abus peu visibles. Pour garantir une compréhension des participants, les travaux ont été traduits en langue des signes par l’interprète Théophile Ekpe Ayena.
« Les violences basées sur le genre ne sont pas une fatalité. Aucune violence basée sur le genre n’est justifiée », a rappelé le facilitateur, Jules Kpanté Broukoum, assistant programmes chargé de la mobilisation des ressources et de la communication à l’ATBEF.
Au-delà des agressions physiques, psychologiques ou sexuelles classiques, le formateur a mis en lumière des dérives spécifiques au handicap.
Les modules ont ensuite passé en revue les instruments internationaux ratifiés par le Togo, comme la Convention relative aux droits des personnes handicapées ou le Protocole de Maputo. Au niveau national, l’accent a été mis sur le Code pénal togolais. Ce dernier prévoit des circonstances aggravantes et des peines allant de 20 à 30 ans de réclusion criminelle lorsque le viol ou l’abus de faiblesse cible une personne vulnérable en raison d’une infirmité physique ou psychique.
À la fin de la formation, les participants ont appris comment signaler un cas de violence et vers quels numéros d’aide se tourner pour obtenir un accompagnement. Les participants ont été invités à utiliser les numéros officiels mis à disposition par l’État, notamment Allo 1011 pour l’Action sociale, le 1014 pour la Sécurité, le 8828 pour l’ATBEF et le 8250 pour l’Éducation.
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