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Togo : les poches de sang deviennent rares, Dr Tsolenyanu lance un appel

Louis KAMAKO
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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la...
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Au Togo, les réserves de sang sont sous tension. Depuis plusieurs semaines, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) fait face à une insuffisance de produits sanguins labiles (PSL), communément appelés poches de sang. Une situation préoccupante alors que ces produits sont indispensables dans les situations d’urgence vitale et pour de nombreux patients nécessitant une transfusion.

La pénurie de poches de sang touche le CNTS, qui tente de répondre aux sollicitations malgré des besoins de plus en plus importants. Dans une publication,  Dr Gilbert Tsolenyanu alerte sur la situation et invite la population à prendre la mesure de l’urgence.

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« Depuis quelques semaines, nous assistons à une pénurie de Produits Sanguins Labiles (PSL), communément appelés poches de sang, utiles pour la transfusion sanguine en cas d’urgence vitale et de nécessité », écrit le secrétaire général du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT),

Selon lui, le problème ne relève pas d’un manque d’engagement du CNTS, qui poursuit ses activités pour satisfaire les demandes. C’est surtout l’insuffisance du nombre de donneurs, comparée aux besoins, qui inquiète.

Donneurs introuvables, poches de sang rares

La transfusion sanguine constitue un maillon essentiel de la prise en charge médicale. Accidents, interventions chirurgicales, complications liées à l’accouchement ou certaines maladies peuvent nécessiter rapidement des produits sanguins.

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Or, lorsque les dons diminuent, les stocks du CNTS peuvent rapidement se retrouver sous pression.  Dr Tsolenyanu salue le travail effectué par le centre, tout en estimant que la situation actuelle doit interpeller l’ensemble de la population.

« La situation au CNTS est très alarmante à cause de l’insuffisance de donneurs de sang comparativement aux besoins », souligne-t-il.

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Cette alerte intervient alors que le besoin en sang demeure constant et peut augmenter lors de certaines périodes. Pour les professionnels de santé, maintenir des réserves suffisantes nécessite donc une mobilisation régulière des donneurs, et pas seulement lors des situations de crise.

De la solidarité pour sauver des vies

Face à cette situation, le Dr Gilbert Tsolenyanu lance un appel à la solidarité. Il invite les personnes qui peuvent donner leur sang à se mobiliser afin de contribuer au renouvellement des réserves et d’éviter que des patients ne se retrouvent sans produit sanguin au moment où leur vie en dépend.

« Je viens humblement en appeler à notre sens de responsabilité, de générosité et de solidarité en vue d’une mobilisation générale pour donner du sang, pour sauver des vies et nous sauver mutuellement », écrit-il.

Au-delà de l’appel ponctuel, l’enjeu est de maintenir une culture du don régulier. Chaque poche collectée peut en effet contribuer à la prise en charge d’un patient dans une situation critique.

Alors que les réserves sont annoncées comme insuffisantes, la mobilisation des donneurs apparaît ainsi comme l’une des réponses immédiates pour aider le CNTS à faire face aux besoins et renforcer la disponibilité des produits sanguins dans les structures de santé.

Les estimations nationales du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) évaluent le besoin critique annuel à environ 81 000 poches de sang. Si le CNTS réussit ainsi à couvrir en moyenne 75 % à 80 % de la demande globale, ce volume de collecte laisse néanmoins un déficit structurel d’environ 20 % non satisfait chaque année.

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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la gouvernance locale avec une approche fondée sur la rigueur, l’analyse et la vérification des faits.