FEF-AFROSCREEN poursuit le renforcement de capacités des pays africains à détecter et à mieux anticiper les maladies infectieuses dans le cadre l’approche One Health. Une formation régionale consacrée à la thématique a démarré mercredi à l’université de Lomé et ce jusqu’au 22 septembre prochain. Elle réunit des participants venus de dix pays avec pour objectif de mieux surveiller les agents pathogènes et disposer plus rapidement d’informations utiles à la décision en cas de menace sanitaire.
La rencontre enregistre la présence des biologistes, médecins, pharmaciens, vétérinaires, spécialistes de l’environnement et informaticiens. Durant 14 jours, les participants vont être outillés à l’approche One Health, ou « une seule santé ». Elle met en relation la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale.
Le deuxième module porte sur la modélisation des risques. Les données recueillies auprès des patients ou dans les laboratoires ne concernent qu’une partie de la population. Les outils de modélisation permettent alors d’extrapoler ces informations et d’évaluer les risques auxquels les populations pourraient être exposées, afin d’orienter les mesures de prévention.
Enfin, une semaine entière est consacrée à la surveillance génomique et à la bio-informatique. À partir d’échantillons, le séquençage permet d’étudier le matériel génétique d’un agent pathogène et de mieux identifier celui qui est à l’origine d’une maladie.
« Nous aimerions qu’à travers ces compétences renforcées, ils puissent créer des collaborations dans leurs différents pays », explique Dr Jean-Jacques Olivier Kadio , chef de la composante chargée du renforcement des capacités.
One health face aux épidémies
FEF-AFROSCREEN est la continuité d’AFROSCREEN, un projet dont la genèse remonte à la crise de la Covid-19. La pandémie avait notamment révélé les difficultés rencontrées par plusieurs pays africains pour assurer une surveillance génomique suffisante.
Cette surveillance permet de suivre les caractéristiques génétiques des agents infectieux et notamment de détecter l’apparition de nouveaux variants. Pour renforcer ces capacités, l’Agence française de développement a soutenu la mise en place d’un consortium associant l’ANRS Maladies infectieuses émergentes, l’Institut Pasteur et l’Institut de recherche pour le développement, avec leurs partenaires africains.
« L’Université de Lomé est heureuse de contribuer à cette dynamique en faveur d’une Afrique mieux préparée et plus résiliente face aux menaces sanitaires », a déclaré, Prof Latif Diallo, représentant le président de l’université de Lomé à l’occasion du lancement de la composante 1 du projet.
Les pays concernés par le projet sont le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, Madagascar, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Sénégal et le Togo.
Le projet comprend deux grandes composantes. La première, celle qui fait l’objet de la formation actuellement organisée à Lomé, porte sur le renforcement des capacités dans l’approche One Health. La seconde, pilotée par l’Institut Pasteur de Dakar, est consacrée à la cartographie des acteurs de cette approche dans les différents pays.
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