Un vent de panique a commencé à souffler mercredi 06 mai 2026 face aux informations concernant le MV Hondius, un navire de croisière. Sur ce dernier, plusieurs cas d’infections par un hantavirus de l’espèce Andes ont été identifiés. Au total, huit passagers ont été infectés, dont trois sont décédés à ce jour.
Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que la situation actuelle n’était pas aussi catastrophique que celle liée au début du COVID.
Le parcours complexe de ce bateau d’exploration, qui transportait environ 150 passagers, complique actuellement le suivi sanitaire. Alors qu’il faisait route vers le Cap-Vert, le MV Hondius a été contraint de stopper sa progression après la découverte du foyer infectieux de l’Hantavirus. Le navire a désormais confirmé son intention de se diriger vers l’île de Ténérife, dans les Canaries. L’arrivée au port de Granadilla est prévue dans les trois prochains jours. Cette décision a été confirmée par la ministre de la Santé espagnole.
Sur place, les passagers seront débarqués pour être pris en charge par les autorités locales avant leur rapatriement. La situation rappelle les premiers temps de la pandémie de Covid-19, illustrant comment la mondialisation des mouvements de personnes peut catalyser la diffusion d’un virus.
L’OMS tempère les inquiétudes au sujet de l’Hantavirus
Face à la fébrilité ambiante, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tenu à temporiser via l’AFP. Pour l’instant, elle estime que le risque global reste assez faible, bien que la vigilance demeure de mise. L’OMS ne semble rien craindre à ce stade, préférant mettre en avant la collaboration entre les scientifiques, les médecins et l’opérateur du navire pour contenir le foyer de l’Hantavirus. Des experts de l’institution travaillent étroitement avec les autorités concernées pour suivre l’évolution de la santé des passagers.
Une fois à quai à Ténérife, chaque passager passera par un système d’évaluation sanitaire rigoureux mis en place par l’Espagne. Si leur état de santé le permet, les ressortissants étrangers seront renvoyés dans leurs pays d’origine respectifs. Cette procédure s’appliquera indépendamment de la nationalité des passagers.
À leur retour, ils seront pris en charge par les autorités sanitaires nationales de leurs pays pour une période d’observation. Selon les nécessités médicales, certains pourraient être soumis à un protocole de soins spécifiques. L’objectif est de garantir une transition sécurisée tout en évitant toute nouvelle dissémination du virus Andes.
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