Sedina Tamakloe Attionu a été extradée le 9 juin dernier des États-Unis vers le Ghana. Par le temps qui court, il n’est pas bon d’être mêlé à des faits de corruption au Ghana. L’ancienne directrice générale du Microfinance and Small Loans Centre (MASLOC) est mise en cause dans une affaire de corruption et de détournement de fonds publics.
Même si vous êtes au bout du monde, le président John Mahama et son gouvernement semblent déterminés à vous ramener au pays pour répondre de vos actes. Sedina Tamakloe Attionu en fait aujourd’hui l’expérience.
Ancienne responsable du MASLOC, l’organisme public chargé de soutenir les micros, petites et moyennes entreprises ghanéennes, Sedina Tamakloe Attionu était poursuivie pour plusieurs infractions financières remontant à son passage à la tête de l’institution. La justice ghanéenne l’accuse notamment d’avoir causé un important préjudice financier à l’État à travers des opérations irrégulières portant sur plusieurs millions de dollars.
L’extradition de Sedina Tamakloe Attionu
Alors que son procès était en cours, l’ancienne dirigeante avait quitté le Ghana pour les États-Unis. Après plusieurs années de procédures judiciaires et de coopération entre Accra et Washington, elle a finalement été localisée puis arrêtée sur le territoire américain.
Les autorités des États-Unis ont ensuite donné leur accord à son extradition, permettant son retour au Ghana où elle devra désormais répondre aux décisions de justice prononcées à son encontre.
Cette extradition est perçue comme un signal fort envoyé par les autorités ghanéennes. Elle démontre la volonté du gouvernement de poursuivre les personnes impliquées dans des affaires de corruption, même lorsqu’elles se trouvent hors du territoire national. Cette affaire, peut-on l’affirmer sans se tromper, marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération internationale contre les crimes économiques et financiers.
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