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Gabon : Sur les réseaux sociaux, le Général veut savoir qui fait quoi

Vanessa DEKADJE (Stagiaire)
2 Min Read

Au Gabon, un projet de loi sur l’usage des pseudonymes sur les réseaux sociaux pourrait changer les habitudes. Le texte prévoit une obligation pour chaque utilisateur à utiliser son identité réelle; son vrai nom et prénom et son numéro d’identification sur les réseaux sociaux. Cette mesure vise à responsabiliser les internautes et réduire les insultes ainsi que les fausses informations. 

Les entreprises ne sont pas en reste. Elles devront également donner leurs informations officielles. Pour les autorités gabonaises, cette décision vise à lutter contre la cybercriminalité. Il ne s’agirait pas là de restreindre la parole, mais plutôt de créer un environnement plus sûr et plus transparent.

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Par ce projet de loi, le pouvoir du Général Brice Oligui Nguema cible particulièrement la propagation des fausses nouvelles, souvent relayées par des pseudonymes non identifiés. En cas d’infraction, les contrevenants s’exposent à des sanctions allant de simples amendes à des poursuites judiciaires. Le texte prévoit également une collaboration étroite entre les fournisseurs d’accès et l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) pour vérifier la conformité des comptes.

Contrôler les réseaux sociaux

Cette réforme intervient alors que le pays cherche à stabiliser son climat social après les récents changements politiques. L’objectif est de faire du numérique un levier de développement et non un foyer de tensions. 

Cependant, la mise en œuvre de cette identification obligatoire reste un défi de taille pour les plateformes internationales comme Facebook ou X.

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Toutefois, cette volonté de régulation du régime d’Oligui Nguema suscite de vives inquiétudes au sein de la société civile gabonaise. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme y voient une menace potentielle pour la liberté d’expression. Elles craignent que la fin de l’anonymat ne facilite la surveillance des citoyens et ne décourage les lanceurs d’alerte. 

Si le Gabon parvient à faire adopter cette loi, il pourrait inspirer d’autres pays de la zone qui font face aux mêmes problématiques. Pour l’heure, rien n’est encore acté. 

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