L’ancien ministre des Finances Dr Victor Alipui s’est éteint mercredi. L’homme politique (86 ans) a démontré son engagement pour un Togo démocratique. Il était à la tête du Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement (GRAD).
Ces derniers temps, l’ancien ministre était rare en public. Ce docteur en économie, spécialiste de finance-banque était fatigué par le poids de l’âge.
Mais de tout temps, le ministre de Gnassingbé Eyadema œuvrait pour un changement démocratique au Togo. Le Groupe de réflexion et d’action pour le dialogue, la démocratie et le développement (GRAD) était le creuset qui lui permet de faire plusieurs propositions.
En décembre 2017, l’ancien ministre était de ceux qui militaient pour un retour à la Constitution de 1992. Il soulignait que cette loi fondamentale émanait de la volonté du peuple togolais.
« La Constitution est un document sacré. Elle n’est pas un jeu auquel on joue et qu’on pourrait s’en débarrasser dès qu’on a plus envie. Il est temps que les gens le sachent », avait-il déclaré à l’époque.
En janvier 2021, Dr Victor Alipui avait publié un « Manifeste pour la Refondation du Togo ». Dans ce document, il réitérait son invite à une transition politique pour la relance du processus de démocratisation du Togo.
L’ancien ministre proposait une transition
Le responsable du GRAD notait que seul le peuple pouvait par un sursaut sonner le déclic et amener tous à aller à cette transition. Selon lui, les togolais devraient prendre leur responsable devant « un pouvoir qui dirige vaille que vaille et qui fait comprendre à qui veut l’entendre sa victoire aux diverses élections, et une opposition bipolaire dont certains sont avec le pouvoir en place et d’autres toujours dans la contestation ».
Le GRAD proposait un gouvernement d’unité nationale avec trois structures composées d’hommes d’expérience. D’abord une Commission présidentielle de trois membres (une personnalité de la société civile, un Officier supérieur des Forces Armées à la retraite, un Juriste de Haut niveau). Ensuite un Conseil des ministres de 15 membres (président du Conseil des ministres, six ministres à savoir un par région plus la Commune de Lomé, neuf ministres technocrates y compris un représentants de la diaspora). Et enfin, des institutions opérationnelles d’appui recomposées (La Cour constitutionnelle, La CENI et La HAAC).
Des propositions qui resteront lettre morte jusqu’à sa disparition.
Le programme des obsèques de l’ancien ministre d’Eyadema Gnassingbé sera annoncé ultérieurement par la famille éplorée.







