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Diaspora togolaise : Une nouvelle stratégie en préparation

Didier ASSOGBA
3 Min Read

Au Togo, le gouvernement a décidé de jouer la carte de la continuité au sujet de la diaspora togolaise. Les délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), élus et installés en novembre 2022, verront leur mandat prorogé d’un an à compter du 23 novembre 2025. Annonce faite par le ministère chargé des Togolais de l’extérieur.

Cette décision intervient dans un contexte de refonte stratégique du dispositif national dédié à la diaspora. Longtemps perçue comme un vivier économique, intellectuel et diplomatique encore sous-exploité, la diaspora togolaise fait désormais l’objet d’une approche plus structurée, voulue par les autorités.

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Depuis plusieurs mois, le gouvernement travaille à une stratégie nationale de mobilisation et d’engagement de la diaspora, pensée pour renforcer son implication dans le développement du pays. Cette feuille de route prévoit notamment la relecture du statut du HCTE, dont le rôle et les missions devraient être adaptés.

La démarche vise à accroître l’efficacité de la mobilisation des Togolais de l’extérieur. De même, il est question de renforcer leur participation aux initiatives économiques, sociales et diplomatiques du Togo.

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Une transition au niveau de la diaspora togolaise

L’ambition du gouvernement est de transformer le HCTE en un instrument plus performant, capable de canaliser les compétences et investissements de la diaspora – évaluée à près de 2 millions de personnes – au service des priorités nationales.

Dans ce contexte, les autorités ont opté pour une prolongation d’un an du mandat des délégués pays, le temps de finaliser les réformes en cours. « Le mandat des délégués pays élus et installés en novembre 2022 est prorogé d’un an, à compter du 23 novembre 2025 », indique le communiqué officiel.

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Le ministère exhorte par ailleurs les délégués à poursuivre leur engagement avec la même détermination, soulignant la nécessité d’un HCTE « dynamique et pleinement mobilisé pour l’intérêt national ».

Pour Lomé, l’enjeu dépasse la simple gestion institutionnelle. La diaspora togolaise constitue un acteur clé dans les transferts financiers (plus de 400 millions USD annuels selon les dernières estimations), la diplomatie économique, la promotion de l’image du pays, ou encore la contribution aux projets industriels, agricoles ou technologiques.

La prorogation du mandat apparaît ainsi comme un choix pragmatique, destiné à éviter un vide institutionnel tout en préparant une réforme de fond du HCTE.

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