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INTERPOL arrête des agents du JNIM et saisit des armes en Afrique de l’ouest

Didier ASSOGBA
3 Min Read
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L’opération Screen West Africa 2025, menée de juillet à octobre dans douze pays d’Afrique de l’Ouest, illustre l’intensification des efforts régionaux contre le terrorisme et le crime organisé. Sous la coordination d’INTERPOL, les forces de sécurité ouest-africaines ont procédé à 62 arrestations, mis au jour des caches d’armes et d’explosifs, saisi des drogues et intercepté des véhicules volés ainsi que des médicaments contrefaits.

L’opération s’appuie sur l’usage massif des INTERPOL Mobile Devices, qui permettent d’interroger instantanément les bases de données internationales. Selon l’organisation, 1,7 million de vérifications ont été effectuées, contre 1,3 million un an plus tôt. Un chiffre qui souligne la montée en puissance des dispositifs de coopération régionale.

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Les pays participants sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, le Libéria, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Ils ont concentré leurs efforts sur les zones frontalières, considérées comme des points sensibles de pénétration des réseaux criminels.

INTERPOL confirme que neuf individus soupçonnés de terrorisme ont été interpellés. Deux d’entre eux, arrêtés au Burkina Faso, étaient recherchés par la Côte d’Ivoire pour leur participation présumée aux attaques du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) ayant causé la mort de plusieurs agents ivoiriens en 2020.

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Un troisième suspect, également arrêté au Burkina Faso, faisait l’objet d’une notice bleue émise par le Togo en 2024. Ces arrestations illustrent, selon Cyril Gout, directeur exécutif Police Services pro tempore d’INTERPOL, « la valeur du soutien opérationnel apporté aux pays membres pour identifier les terroristes et protéger les populations ».

Un large éventail de saisies par INTERPOL

Les autorités annoncent des saisies significatives. Il s’agit notamment de 17 caches d’armes, des explosifs (dont de la dynamite), 136 véhicules volés, 731 kg de cannabis, des médicaments contrefaits, y compris des faux opioïdes, de la Fausse monnaie et des documents d’identité frauduleux.

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Selon INTERPOL, une partie des revenus issus de ces trafics servait à financer des activités criminelles ou terroristes. Au Ghana par exemple, 21 victimes de traite humaine exploitées dans des escroqueries en ligne au Nigeria ont été libérées.

L’opération s’est également étendue aux zones portuaires. INTERPOL a signalé plusieurs navires engagés dans des pratiques destinées à dissimuler leurs activités. On déplore le changement répétitif d’identité, l’extinction volontaire de systèmes de localisation ou encore des modifications de pavillon. Des techniques couramment utilisées dans les trafics internationaux, du carburant aux stupéfiants.

L’opération a été financée par l’Allemagne, le Danemark et les États-Unis, via les programmes I-CT Shield, WATA et AGWE. Elle témoigne du rôle grandissant de la coopération internationale dans une région où les frontières poreuses continuent d’alimenter les insécurités.

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