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Togo/Code du travail : le SYNPHOT et la STT tiennent à une relecture

Louis KAMAKO
4 Min Read

Le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a clôturé jeudi à Lomé un atelier syndical de trois jours, organisé avec l’appui de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT). Les travaux ont permis d’examiner le climat social et plusieurs insuffisances du Code du travail. Les participants ont surtout appelé à une mobilisation autour de sa relecture.

Réunis durant trois jours dans la capitale togolaise, responsables syndicaux, représentants d’organisations de travailleurs et acteurs du monde syndical ont échangé sur les réalités du terrain, les droits des salariés et les défis liés au climat social national.

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Cette rencontre qui s’est déroulée autour du thème «  Syndicats et acteurs syndicaux, quelles contributions pour le travail décent, la stabilité et la paix sociale ?», répondait à plusieurs impératifs.

« Cette formation de trois jours s’inscrit déjà dans un prélude à la fête du 1er mai, à un besoin de discussion sur le climat social au Togo, sur le climat syndical surtout. », a indiqué Nadou Lawson- Oloukounle, coordinatrice de la STT.

Dans les détails, l’atelier a permis essentiellement  de poser un regard critique sur l’application du Code du travail actuellement en vigueur et d’identifier les ajustements jugés nécessaires par les organisations syndicales.

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Le Code du travail au cœur des préoccupations

L’un des principaux points soulevés concerne certaines dispositions introduites dans le Code du travail de 2021, comparées à celles du texte de 2006. Les syndicats estiment que plusieurs mécanismes de protection des travailleurs ont été affaiblis, notamment en matière de licenciement pour motif économique.

D’après, le SYNPHOT et la STT,  l’ancien dispositif donnait davantage de pouvoirs à l’inspection du travail pour vérifier la réalité des difficultés économiques invoquées par les entreprises. Les nouvelles dispositions limiteraient désormais cette capacité de contrôle. Ces deux organisations déplorent les conséquences sociales de cette évolution.

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 « Aujourd’hui, nous avons assisté à un licenciement d’un grand nombre. On est à plus de 5 000 membres qui ont été licenciés au titre de cet article. », a  rappelé Mme Lawson- Oloukounle.

Pour les participants, cette situation fragilise non seulement les travailleurs, mais affecte aussi la stabilité des entreprises et, plus largement, l’économie nationale.

Au terme des assises, plusieurs recommandations ont été formulées. Les participants souhaitent l’ouverture d’un plaidoyer inclusif associant pouvoirs publics, société civile, institutions de la République et partenaires sociaux, afin de revisiter les dispositions contestées du Code du travail.

Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer le rôle des juridictions du travail dans le règlement des litiges entre employeurs et salariés, tout en améliorant l’accès des travailleurs à la justice sociale.

Enfin, les syndicats ont appelé à une plus grande solidarité entre centrales et organisations professionnelles pour mieux défendre les droits des travailleurs togolais. Une dynamique qui pourrait se poursuivre dans les prochains mois, à l’approche de la fête du Travail.

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