La CEDEAO veut rapprocher davantage ses interventions des populations togolaises. Pour y parvenir, la Cellule CEDEAO-UEMOA, avec l’appui de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), a réuni des journalistes des régions Maritime et des Plateaux, lundi 26 octobre 2026 à Kpalimé. L’atelier vise à renforcer la visibilité des projets communautaires et à encourager les médias à mieux faire connaître leurs retombées sur le terrain.
Agriculture, sécurité alimentaire, énergie, infrastructures, commerce, emploi, éducation, formation professionnelle et environnement sont les secteurs d’intervention de la CEDEAO en termes de projets de développement. Pourtant, une partie de ces réalisations demeure peu connue du grand public.
Corriger le décalage
C’est pour corriger ce décalage entre les actions menées et leur perception par les citoyens que cette rencontre a été organisée.
Les participants ont été invités à mieux s’approprier les programmes de l’organisation régionale afin de relayer des informations utiles, accessibles et proches des préoccupations des populations. Les échanges ont notamment porté sur la présentation de la Cellule CEDEAO-UEMOA, le fonctionnement de la CEDEAO, les interventions dans l’agriculture et la sécurité alimentaire, la contribution des médias à la compréhension de l’intégration régionale, ainsi que les défis liés à la pérennisation des acquis.
Pour Babimlé Lagnie, représentant du secrétaire permanent de la Cellule CEDEAO-UEMOA, la connaissance des initiatives communautaires constitue un enjeu essentiel pour la réussite du processus d’intégration régionale. Il a insisté sur la nécessité de mieux informer les citoyens sur les programmes mis en œuvre et les possibilités qu’ils offrent.
« Les ambitions de la CEDEAO en matière d’intégration régionale ne peuvent se concrétiser sans une meilleure connaissance de ses programmes et une véritable appropriation de ces initiatives par les populations. Il est donc essentiel que les citoyens comprennent les actions engagées, leurs objectifs et les avantages qu’ils peuvent en tirer dans leur vie quotidienne », a souligné Babimlé Lagnie.
La CEDEAO veut la visibilité de ses interventions
La juriste et point focal du Fonds régional pour la stabilisation et le développement à la Cellule CEDEAO-UEMOA, Éléonore Sotongbé, a pour sa part attiré l’attention sur le manque de visibilité de plusieurs interventions pourtant déjà engagées au bénéfice des populations.
« La CEDEAO intervient dans plusieurs domaines, mais les réalisations ne sont pas toujours suffisamment connues du public, malgré leur présence sur le terrain. Il est important que les populations puissent identifier ces actions, comprendre leur portée et savoir comment elles contribuent à améliorer leurs conditions de vie », a-t-elle expliqué.
Parmi les initiatives évoquées figurent les programmes consacrés à l’agriculture et à la sécurité alimentaire, notamment les cantines scolaires et les formations destinées aux agriculteurs et aux éleveurs. Ces actions réalisées dans les régions Centrale, de la Kara et des Savanes bénéficient de l’accompagnement de l’ARAA, basée à Lomé, dont l’intervention contribue à la mise en œuvre des initiatives régionales dans le secteur agricole.
Au terme des échanges, les journalistes participants ont exprimé leur volonté de contribuer à une meilleure diffusion des informations relatives aux programmes et projets de la CEDEAO au Togo. Ils entendent notamment privilégier des productions de proximité, en allant à la rencontre des bénéficiaires pour recueillir leurs témoignages et rendre compte des effets des interventions sur le terrain.
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