La Police nationale togolaise a mis fin aux activités d’un réseau de voleurs de motos le 24 mai dernier. Une intervention a permis de démanteler ce gang spécialisé dans le vol de deux-roues par soumission chimique. L’exfiltration d’un premier suspect des mains d’une foule en colère à Agou-Gare a servi de fil d’Ariane aux enquêteurs pour faire tomber ce réseau transnational.
C’est une banale clameur publique qui a précipité la chute de ce réseau de voleurs de motos. Poursuivi par des habitants alors qu’il tentait de s’enfuir au guidon d’une moto fraîchement dérobée, le nommé D. Martin, un ressortissant béninois de 39 ans, a été intercepté par la population à Agou-Gare. Face au risque imminent de lynchage, les forces de l’ordre sont intervenues pour sécuriser le suspect.
Un réseau structuré de voleurs de motos
Une fois exfiltré et soumis à un interrogatoire serré dans les locaux de l’unité de police, l’homme a livré les noms de ses complices, déclenchant un coup de filet rapide dans les préfectures d’Agou et du Haho.
Les investigations ont mené à l’interpellation successive de deux autres maillons clés de ce réseau de voleurs de motos. A. Pascal (41 ans, de nationalité béninoise) a été appréhendé à Notsemonou, dans la préfecture d’Agou. D. Félix (de nationalité togolaise) a été localisé et arrêté à Notsé, dans la préfecture du Haho.
Un quatrième suspect, identifié sous le nom d’Agbé (Togolais), est parvenu à prendre la fuite. Activement recherché par les services de sécurité, il aurait en sa possession l’un des engins volés.
La technique de l’endormissement
L’enquête a mis en lumière une méthode criminelle particulièrement pernicieuse. Loin des braquages à main armée classiques, les malfaiteurs misaient sur la ruse pour neutraliser leurs victimes.
Le groupe ciblait des conducteurs à qui il proposait des boissons préalablement coupées avec de puissants somnifères. Une fois la victime endormie, les voleurs s’emparaient du véhicule pour lui faire passer la frontière et le revendre sur les marchés clandestins au Bénin.
Lors de la perquisition de la chambre de l’un des mis en cause à Notsé, les enquêteurs ont mis la main sur une partie des substances somnifères utilisées. À ce jour, sur trois motos volées confessées par le trio, deux ont été retrouvées par la police et restituées à leurs propriétaires légitimes.
Les trois prévenus ont formellement reconnu les faits et ont été placés à la disposition du parquet pour répondre de leurs actes devant la justice togolaise.
La Police togolaise réitère son engagement dans la lutte contre la criminalité transfrontalière et appelle la population à une vigilance accrue.
Cliquez-ici pour nous rejoindre sur notre chaîne WhatsApp




