Entre 2022 et 2024, le Togo a enregistré 20 942 accidents de la circulation, faisant 28 501 blessés et 1 826 morts. Des chiffres qui mettent en évidence l’urgence du respect du code de la route notamment à travers la sensibilisation et l’innovation afin de réduire les risques sur les routes. Dans ce sens, la Ligue Togolaise des Consommateurs (LCT) a lancé lundi une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière.
La sensibilisation sur la sécurité routière s’inscrit dans la tradition annuelle de la LCT qui consiste à choisir, en fin d’année, des thématiques majeures touchant directement la vie des citoyens. Elle intervient dans le cadre de la 14ᵉ Journée africaine de la sécurité routière (JASR).
L’initiative vise ainsi à interpeller l’ensemble des acteurs, tout en sollicitant l’accompagnement des institutions publiques, notamment la Direction des Transports Routiers et Ferroviaires. Le projet consiste à animer des émissions radiophoniques, à faire des campagnes médiatiques et à nouer des partenariats avec d’autres organisations et acteurs de la société civile. « La sensibilisation est motrice. On ne respecte pas le Code de la route pour une autorité, mais pour soi-même », a déclaré Dr Emmanuel Sogadji, président de la LCT.
C’est donc une sensibilisation continue et engagement durable de la LCT qui s’inscrit également dans la dynamique des Nations Unies. On note que la résolution 74/299 de l’assemblée générale des Nations Unies ambitionne de réduire d’au moins 50 % les accidents de la route d’ici 2030.
De la nécessité du respect du Code de la route
Pour le président de la LCT, la sécurité routière ne repose pas uniquement sur l’état des infrastructures, qu’elles soient bonnes ou dégradées. Elle dépend avant tout du comportement humain.
Il déplore des comportements à risque récurrents tels que la conduite en état d’ivresse, l’usage du téléphone au volant, l’excès de vitesse ou encore le manque de vigilance envers les autres usagers, notamment les piétons, motocyclistes et cyclistes.
« Avoir le droit de passage ne doit jamais justifier qu’on mette la vie des autres en danger. La prudence et la vigilance doivent primer. Dans certains pays de la sous-région comme le Ghana ou le Sénégal, on note une culture de respect et de prudence sur les routes, où chaque usager, quel que soit son moyen de déplacement, est protégé », a comparé Dr Sogadji.
Par ailleurs, la LCT rappelle également l’importance du respect des normes, notamment en matière d’assurance automobile. Même si aucune assurance ne peut ramener une vie perdue, elle demeure essentielle pour accompagner les familles des victimes. « Quand des vies sont fauchées, les assurances doivent pouvoir assurer l’avenir des ayants droit. C’est une responsabilité collective », souligne le président.







