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Togo : 14 morts et 58 blessés dans un tragique accident près de Kara

Didier ASSOGBA
4 Min Read

Un tragique accident de la route a coûté la vie à 14 personnes et fait une soixantaine de blessés dimanche 8 mars 2026, dans le nord du Togo. Au-delà de la défaillance technique pointée du doigt, ce drame relance l’épineux débat sur l’utilisation de véhicules inadaptés pour le transport de passagers.

C’est une onde de choc qui traverse le septentrion togolais en ce début du mois de mars. Sur la tristement célèbre « route des montagnes », un axe sinueux et escarpé de la commune de Kozah, la fatalité a de nouveau frappé. Ce dimanche 8 mars, une violente collision impliquant un tricycle et un poids lourd immatriculé à l’étranger a transformé ce tronçon en un effroyable théâtre de désolation.

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Un tragique accident au lourd bilan

Le bilan de ce nouvel accident de la route, lourd et encore provisoire, se passe de tout commentaire. On déplore 14 morts, dont celles de deux mineurs, et 58 blessés pris en charge dans les hôpitaux de la région. Mais derrière la froideur macabre de ces chiffres se cache une réalité systémique, celle d’une insécurité routière chronique nourrie par le transport informel.

L’élément le plus accablant de cette tragédie n’est peut-être pas l’accident de la route en lui-même, mais les conditions dans lesquelles voyageaient les victimes. Comme l’a souligné avec gravité le ministre de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba, ni le tricycle ni le camion n’étaient homologués pour le transport de passagers. Pourtant, ils étaient bondés au moment du drame.

C’est un fait ! Au Togo, l’utilisation détournée de véhicules utilitaires ou de marchandises pour pallier devient un déficit cruel de transports en commun fiables et accessibles. Face à l’urgence économique et au manque d’infrastructures de desserte dans les zones reculées, les populations s’en remettent souvent à ces expédients de la mort. Une pratique courante, tolérée dans une moindre mesure, mais dont le coût humain est aujourd’hui exorbitant.

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L’État en mode urgence

Alertées immédiatement après le tragique accident, les autorités ont su faire preuve de réactivité. Le ministre Madjoulba a promptement déclenché le plan ORSEC (Organisation de la réponse de sécurité civile), le dispositif national de gestion des urgences. Cette mobilisation rapide a permis une évacuation expresse des victimes vers les structures sanitaires de la région, limitant sans doute un bilan qui aurait pu être encore plus catastrophique.

Le gouvernement a d’ailleurs tenu à saluer la synergie sur le terrain. Le professionnalisme des forces de sécurité et des soignants s’est conjugué à l’élan de solidarité des populations riveraines, premières arrivées sur les lieux pour secourir les naufragés de la route.

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Si les premières constatations techniques de cet tragique accident pointent vers l’éclatement d’un pneu du poids lourd, suivi d’une perte de contrôle fatale, l’enquête en cours devra établir la chaîne exacte des responsabilités. La défaillance mécanique est une cause ; l’entassement illégal de passagers dans des véhicules inadaptés en est une autre, bien plus structurelle.

En adressant les condoléances du gouvernement aux familles endeuillées et ses vœux de rétablissement aux blessés, Calixte Batossie Madjoulba a lancé un énième rappel à l’ordre. Respect du code de la route, limitation stricte de la vitesse, et surtout, refus de recourir à des moyens de transport non homologués.

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