Le Togo a observé mercredi la 14e Journée africaine de la sécurité routière. Les statistiques rendues publiques au sujet des accidents au Togo indiquent une baisse progressive de la mortalité liée aux accidents de la route au Togo par rapport à la période 2021-2022.
Selon les données officielles, 1 826 décès ont été enregistrés entre 2022 et 2024, soit une moyenne annuelle d’environ 608 morts. Un recul notable comparé aux exercices précédents, où le pays enregistrait près de 700 décès par an sur les routes. Cette évolution, bien qu’encourageante, laisse apparaître un niveau encore élevé de sinistralité.
Sur la même période, les services de l’État ont recensé 20 942 accidents corporels et 28 501 blessés. Les autorités expliquent en partie la baisse des décès par la mise en œuvre progressive de mesures de prévention, au premier rang desquelles figure l’obligation du port du casque pour les motocyclistes, catégorie qui concentre une part importante des sinistres.
La politique de sécurité routière combine également des campagnes de sensibilisation, le renforcement des contrôles sur les axes majeurs et l’amélioration de la formation des conducteurs.
Malgré les avancées enregistrées, les facteurs à l’origine des accidents au Togo restent largement inchangés. Les autorités pointent notamment l’excès de vitesse, la fatigue au volant, la conduite sous l’emprise de l’alcool, le non-respect des règles de circulation et les comportements imprudents.
Le gouvernement continue de souligner l’importance du civisme routier, estimant que la réduction durable de la mortalité passe autant par le renforcement des dispositifs techniques que par une responsabilité individuelle accrue.
La technologie pour renforcer la sécurité routière
Dans cette stratégie, la modernisation des outils de contrôle est appelée à jouer un rôle central. « L’ambition nationale est de bâtir un écosystème où l’humain est soutenu par la technologie », a indiqué Michel Tindano, secrétaire général du ministère des Transports.
Les autorités prévoient un déploiement élargi des radars de vitesse, des simulateurs de conduite et des systèmes de vidéo-verbalisation, a précisé Dermane Tadjudini, directeur des transports routiers et ferroviaires. Il est question d’accroître la dissuasion, améliorer la discipline sur les routes et mieux encadrer les comportements à risque.
À moyen terme, le gouvernement entend consolider ses dispositifs de gouvernance du secteur, notamment en renforçant la coordination entre les acteurs institutionnels, les forces de sécurité et les collectivités. L’enjeu est économique autant que social : au-delà des drames humains, les accidents de la route représentent un coût important pour le système de santé, les ménages et la productivité nationale.
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