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Kouméalo Anaté: « On ira jusqu’au bout d’un processus légal qui a commencé »

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Entre l’opposition togolaise et le pouvoir de Faure Gnassingbé, la tension est loin de baisser. Ces derniers jours, ce sont les femmes des deux camps qui prennent la relève pour s’accuser mutuellement. Deux jours après la marche des femmes de la Coalition des 14 partis de l’opposition demandant à Sabine Mensah de conseiller son fils, Faure Gnassingbé à accéder aux exigences du peuple, c’est l’ancienne ministre de la communication, Kouméalo Anaté qui monte au créneau. La femme Unir accuse l’opposition de poser des exigences farfelues et irresponsables qui empêchent le démarrage du dialogue.

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Pour Kouméalo Anaté, les femmes de l’opposition ne devraient pas se comporter comme si leurs hommes sont des saints. Elle a demandé expressément à Brigitte Adjamagbo-Johnson de prendre ses responsabilités pour ne pas amener les jeunes à l’abattoir.

L’ex-ministre de Faure Gnassingbé s’est insurgée contre la marche noire des femmes togolaises. Elle aurait voulu voir des femmes sortir en blanc pour réclamer la paix, des femmes sortir en couleur arc-en-ciel ou en vert pour donner l’espérance mais pas en noir.

« C’est à tous les hommes qu’il faut parler pour qu’ils soient moins égocentrés et moins égoïstes et penser réellement à l’intérêt des Togolais et à l’avenir de ce pays qu’on est en train de sacrifier », a-t-elle avancé.

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Se prononçant sur la revendication concernant le retour à la Constitution de 1992, Mme Anaté est catégorique : On ne peut pas retourner à un texte qui n’a jamais fait l’unanimité et qui cristallise les tensions politiques aujourd’hui.

«… le Togo ne peut pas vivre dans le passé », ajoute la militante d’Unir qui pense que la solution convenable à la crise sociopolitique serait d’aller à une autre constitution. 

L’ancienne ministre affirme que le référendum, voulu et annoncé par Faure Gnassingbé mais rejeté par l’opposition, va clarifier les choses.

« … On ira jusqu’au bout d’un processus légal qui a commencé.  Ce qui n’empêche pas le dialogue que le pouvoir appelle de tous ses vœux et auquel l’opposition a fini par adhérer, de se faire et que tout ce qui reste à baliser au niveau politique soit fait d’un commun accord », s’explique-t-elle.

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