Au Gabon, le port de la tenue africaine devient obligatoire chaque vendredi au sein de l’administration publique. Le gouvernement a adopté un projet de décret dans ce sens, conformément à l’article 95 de la Constitution. La mesure vise à promouvoir les valeurs culturelles et à renforcer la réappropriation de l’identité nationale.
La démarche s’inscrit dans une politique plus large de valorisation des traditions vestimentaires. Selon les dispositions annoncées, les hommes devront porter un pantalon et une chemise en pagne, sans cravate, accompagnés de chaussures fermées. Ils peuvent également opter pour un ensemble deux-pièces en tissu africain.
“Le port du boubou long en pagne, raphia ou wax à manches longues est aussi autorisé, tout comme l’ensemble boubou et pagne. Pour les femmes, plusieurs tenues sont prévues. Il s’agit notamment de la grande robe brodée, du pagne corsage d’apparat, ainsi que du foulard africain”, a précisé le professeur Edgar Mombo, porte-parole du gouvernement gabonais.
Contrôle de la tenue africaine
Le respect de cette disposition sera assuré par les responsables administratifs. Les chefs de service, directeurs et directeurs généraux sont notamment chargés de veiller à son application dans les structures publiques.
Certaines catégories d’agents sont toutefois exemptées du port de la tenue africaine. Il s’agit des forces de défense et de sécurité, ainsi que des corps dont la tenue est réglementée par des textes spécifiques en vigueur.
Cette décision intervient quelques mois après le lancement d’un concours national de création d’une tenue traditionnelle officielle. Une initiative destinée à mobiliser les stylistes et modélistes autour d’un symbole vestimentaire commun.
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