La conciliation entre le respect des Droits humains et sécurité reste une préoccupation. L’Observatoire Togolais des Médias (OTM) a organisé vendredi à Lomé, une journée d’échanges autour de la question. La séance a réuni élus locaux, journalistes, défenseurs des droits humains et forces de sécurité. La rencontre qui a permis de renforcer le dialogue entre les différents acteurs.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Promouvoir la liberté d’expression et des médias, et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo », financé par l’Union européenne et mis en œuvre avec l’Institut Panos Afrique de l’Ouest et le réseau FAMEDEV.
Les échanges ont porté sur le thème: « Droits humains et sécurité dans le contexte décentralisé: quelle coopération entre élus locaux, les médias, défenseurs des droits humains et forces de l’ordre et de sécurité ».
La rencontre intervient dans un contexte marqué par la consolidation du processus de décentralisation et par les défis sécuritaires et démocratiques auxquels le Togo fait face. Depuis les élections municipales de 2019 et celles de juillet 2025, les collectivités locales sont appelées à jouer un rôle central dans la gouvernance territoriale.
« Les relations entre élus, médias, société civile et forces de sécurité deviennent ainsi cruciales pour garantir la transparence, la participation citoyenne et la protection des libertés fondamentales », a indiqué Fabrice Petchezi, président de l’OTM.
L’événement intervient également peu après la célébration de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, consacrée cette année aux violences sexistes en ligne contre les femmes journalistes. Un thème qui rappelle l’importance de la sécurité des professionnels de l’information, notamment dans l’espace numérique.
Droits humains et sécurité
Les discussions ont été structurées autour de deux panels. Le premier a porté sur la gouvernance démocratique et la protection des droits humains dans un contexte sensible, en mettant en lumière les responsabilités croisées des élus, des médias et de la société civile.
Le second panel, conduit par, le commissaire Tchendo, l’expert en sécurité, a exploré les mécanismes possibles de coopération entre journalistes, forces de sécurité et élus locaux pour renforcer la paix, la cohésion sociale et la sécurité dans les communes.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été proposées en vue d’améliorer la collaboration entre acteurs locaux, médias et forces de sécurité.
Les participants ont souligné la nécessité d’un cadre permanent de concertation pour prévenir les tensions et renforcer la confiance mutuelle. Les débats ont mis en évidence la persistance de difficultés liées à l’accès à l’information publique, aux incompréhensions sur les responsabilités institutionnelles ou encore aux risques encourus par les journalistes et les défenseurs des droits humains, notamment dans le contexte sensible de la lutte contre l’extrémisme violent.
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