L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) poursuit sa campagne de sensibilisation à la cybersécurité. Elle a organisé du 16 au 18 juin 2026 à Kpalimé (120 Km de Lomé) une session de formation au profit d’une trentaine de journalistes togolais. L’objectif est de renforcer leurs compétences face aux cybermenaces et de les amener à adopter les bonnes pratiques de sécurité numérique.
Cette initiative répond à un constat simple. Les professionnels des médias figurent parmi les cibles potentielles des cybercriminels. Ils manipulent quotidiennement des informations sensibles, utilisent des outils numériques et échangent avec de nombreuses sources. Leur rôle est également essentiel dans la sensibilisation du grand public aux risques liés au numérique.
Pendant 3 jours, les participants ont été formés sur plusieurs thématiques. Ils ont appris à identifier les tentatives d’escroquerie sur les réseaux sociaux, à se protéger contre les attaques informatiques, à sécuriser leurs comptes, à prévenir les fraudes liées au Mobile Money et à mieux protéger les données à caractère personnel.
Selon Nangbam Didmana, directeur de la Régulation et du Contrôle de conformité à l’ANCy, cette formation s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion d’une véritable culture de cybersécurité.
« Nous nous adressons à différents groupes sociaux selon leur niveau d’exposition. Les journalistes constituent une cible privilégiée des cybercriminels, mais ils sont aussi des relais d’information très importants. Beaucoup ne mesurent pas encore tous les risques auxquels ils sont confrontés. Nous avons voulu attirer leur attention et leur donner les outils nécessaires pour mieux se protéger. Notre ambition est d’en faire des ambassadeurs de la cybersécurité », a-t-il expliqué.
De la question de la Cybersécurité
Le directeur général de l’ANCy, le commandant Gbota Gwaliba, a rappelé que les défis de la cybersécurité trouvent leur origine dans la conception même d’Internet.
« Internet a été conçu pour offrir un accès libre à l’information partout et à tout moment. La question de la cybersécurité n’avait pas été suffisamment prise en compte à l’époque. Aujourd’hui, les cybercriminels prennent souvent une longueur d’avance. Nous devons donc développer des outils, des compétences et des mécanismes de protection. C’est dans cette logique que nous formons les journalistes togolais », a-t-il déclaré.
Afin de favoriser les échanges et une meilleure assimilation des contenus, l’ANCy privilégie des groupes de taille réduite. Cette session est la 2e organisée à l’intention des professionnels des médias. D’autres vagues de formation suivront dans les prochains mois afin de toucher davantage de journalistes sur toute l’étendue du territoire. À terme, d’autres catégories socioprofessionnelles bénéficieront également de ce programme.
Ces actions accompagnent les progrès réalisés par le Togo en matière de cybersécurité. Selon le Global Cybersecurity Index de l’Union internationale des télécommunications (UIT), le pays est passé de la 151e à la 67e place mondiale depuis sa première participation en 2018. Il occupe désormais le 8e rang en Afrique. Une progression que les autorités souhaitent consolider grâce au renforcement continu des capacités des différents acteurs du numérique.
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