Liberté sur Internet : le Togo à la traîne dans le classement africain de 2026

Louis KAMAKO
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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la...
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Le Togo ne fait pas partie des pays les plus performants du continent en matière de liberté sur Internet. Selon le classement 2026 de Cloudwards, relayé par We Are Tech Africa, le pays se classe au 40ᵉ rang sur 49 États africains, avec un score de 68 points sur 100. Il partage cette note avec plusieurs autres pays, notamment la Zambie, l’Algérie, le Burkina Faso, Djibouti, le Zimbabwe, la Somalie, la Guinée équatoriale et l’Éthiopie.

Ce résultat place le Togo dans le dernier quart du classement continental, loin derrière les pays considérés comme les plus ouverts sur le plan numérique. Le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, les Seychelles et l’Afrique du Sud dominent le classement avec 84 points, suivis du Bénin, de la Gambie, du Liberia, de Madagascar, de la Namibie et du Niger, qui affichent chacun 76 points.

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Le Ghana, voisin du Togo, obtient pour sa part 72 points, tandis que le Sénégal, le Maroc et le Nigeria se situent également devant Lomé. Ce classement met en évidence les écarts persistants entre les pays africains dans la protection des libertés numériques et l’accès à une information sans restriction.

Un indice qui mesure l’ouverture de l’espace numérique

Le classement de Cloudwards sur la Liberté sur Internet repose sur plusieurs indicateurs destinés à évaluer le niveau de liberté dont disposent les internautes. L’étude prend notamment en compte la possibilité d’accéder librement aux contenus politiques et civiques, l’absence de blocages des réseaux sociaux, la disponibilité des services VPN permettant de contourner d’éventuelles restrictions, ainsi que les mesures de censure imposées par les autorités.

Un score élevé traduit un environnement numérique plus ouvert, où les citoyens peuvent accéder à l’information, communiquer et s’exprimer avec relativement peu de contraintes. À l’inverse, un score plus faible reflète l’existence de limitations plus importantes, qu’il s’agisse de restrictions techniques, de filtrage de contenus ou de pressions sur les usages d’Internet.

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Avec 68 points, le Togo se situe dans une catégorie intermédiaire, mais reste en retrait par rapport aux pays africains les mieux notés.

Des défis persistants pour la liberté sur Internet

Ces dernières années, le débat sur les libertés numériques s’est intensifié en Afrique. Plusieurs pays ont connu des coupures d’Internet, des restrictions temporaires des réseaux sociaux ou des limitations de l’accès à certaines plateformes, notamment lors d’élections ou de périodes de tensions politiques.

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Au Togo, les questions relatives à la liberté d’expression en ligne et à la gouvernance d’Internet demeurent régulièrement au cœur des discussions entre les autorités, les organisations de la société civile et les défenseurs des droits numériques. Les acteurs du secteur plaident pour un environnement numérique plus ouvert, garantissant un accès stable à l’information et le respect des droits fondamentaux des internautes.

Le classement 2026 de Cloudwards rappelle ainsi que, si la connectivité progresse sur le continent, l’enjeu ne se limite plus à l’accès aux infrastructures. Il concerne également la qualité des libertés offertes aux utilisateurs d’Internet. Pour le Togo, ce résultat constitue un indicateur qui souligne les défis encore à relever afin d’améliorer son positionnement parmi les pays africains les plus ouverts sur le plan numérique.

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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la gouvernance locale avec une approche fondée sur la rigueur, l’analyse et la vérification des faits.