Le Conseil des ministres a adopté, jeudi 22 octobre 2026, le projet de loi de finances rectificative, exercice 2026. Le texte ajuste le budget 2026 pour tenir compte de l’évolution de la conjoncture économique et de ses effets sur les finances publiques.
Le projet intervient dans un environnement international marqué notamment par les tensions géopolitiques, la hausse des prix des hydrocarbures et le ralentissement attendu de la croissance mondiale. Ces facteurs sont susceptibles de peser sur les équilibres budgétaires et les perspectives économiques du pays.
Le budget 2026 baissé légèrement
Avec cette révision, le budget 2026 est désormais établi à 2 744,2 milliards de francs CFA, contre 2 751,5 milliards de francs CFA dans la loi de finances initiale. Il s’agit d’une baisse de 7,3 milliards de francs CFA, soit environ 0,3 %.
Le déficit budgétaire prévisionnel est, pour sa part, arrêté à 247,6 milliards de francs CFA, correspondant à 3,4 % du PIB.
Cette révision ne traduit donc pas une refonte du budget initial, mais un ajustement des prévisions en fonction de la nouvelle conjoncture économique et des priorités retenues par les autorités.
Les priorités affichées
Selon le gouvernement, les ajustements opérés doivent notamment permettre d’atténuer les effets de la hausse des prix des hydrocarbures sur les conditions de vie des populations.
Une partie des ressources internes doit également être réorientée vers le renforcement des moyens consacrés à la lutte contre le terrorisme, dans un contexte sécuritaire marqué par la menace persistante dans le nord du pays.
Le gouvernement prévoit par ailleurs de mobiliser davantage de financements extérieurs afin de poursuivre les projets de développement et les réformes structurelles inscrits dans la Feuille de route gouvernementale 2026-2031.
Le projet de loi de finances rectificative doit désormais poursuivre son parcours institutionnel avant son éventuelle adoption définitive. Il doit permettre d’adapter l’exécution budgétaire de l’exercice 2026 aux nouvelles contraintes économiques, tout en maintenant les principales priorités de l’action publique.
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