RDC/Dialogue national : Félix Tshisekedi enclenche le processus

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Félix Tshisekedi
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Le président congolais Félix Tshisekedi a signé dimanche 13 septembre l’ordonnance portant organisation et fonctionnement du comité chargé de préparer le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Une étape administrative qui ouvre la voie à la convocation formelle des assises.

Le processus de Dialogue national voulu par Félix Tshisekedi entre dans une nouvelle phase. Le chef de l’État congolais a signé, dimanche 13 septembre, l’ordonnance portant organisation et fonctionnement du comité d’organisation du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, a annoncé sa porte-parole, Tina Salama.

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Le contenu intégral de l’ordonnance n’était toutefois pas encore rendu public au moment de cette annonce.

La décision concrétise l’une des étapes annoncées par Félix Tshisekedi lors de son adresse à la nation du 27 août, au cours de laquelle il avait lancé le processus de dialogue. Le comité doit notamment préparer les aspects administratifs, matériels et logistiques des futures assises et s’assurer que les conditions nécessaires à leur organisation sont réunies.

Un rapport avant la convocation du Dialogue

Le comité devra remettre un rapport préliminaire au président de la République. Sur la base de ce document, une seconde ordonnance doit permettre de convoquer officiellement le Dialogue national.

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Cette future ordonnance devra également définir les principes directeurs du processus, ses différentes étapes, les modalités de représentation des participants ainsi que les mécanismes destinés à assurer le suivi de ses conclusions.

Le dispositif annoncé par la présidence prévoit d’abord des consultations dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo, avant la tenue d’assises nationales à Kinshasa.

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L’ensemble du processus doit se dérouler sur une période maximale de trois mois. Aucune date précise n’a cependant encore été annoncée pour le lancement des consultations provinciales.

Dialogue national dans un contexte tendu

L’initiative intervient alors que la RDC reste confrontée à de fortes tensions politiques et sécuritaires. Plusieurs formations de l’opposition ont contesté le cadre proposé par la présidence et demandé davantage de garanties concernant l’inclusivité du processus et sa médiation.

Le pouvoir défend, de son côté, un dialogue conduit sur le territoire congolais et dans le respect des institutions existantes.

Lors de son adresse du 27 août, Félix Tshisekedi avait par ailleurs posé plusieurs limites au processus. Il avait notamment exclu toute amnistie générale pour les crimes graves et indiqué que les acteurs recourant aux armes contre l’ordre constitutionnel ne participeraient pas au Dialogue en tant que composantes politiques.

La question de l’AFC/M23 demeure, selon la présidence, en dehors du cadre de ce Dialogue national. Les discussions avec ce mouvement armé continuent d’être traitées séparément dans le cadre du processus de Doha.

Avec la mise en place du comité d’organisation, la présidence congolaise franchit ainsi une première étape concrète vers les consultations annoncées. Reste désormais à préciser la composition du comité, le calendrier des consultations provinciales et les conditions de représentation qui détermineront la portée politique du futur Dialogue national.

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