Togo/Café et Cacao : la campagne 2026-2027 s’ouvre le 1er octobre

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Anselme AVI est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans l’actualité politique, économique, sociale et sportive. À travers ses analyses et reportages, il privilégie un journalisme...
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La campagne de commercialisation du café et du cacao 2026-2027 démarre officiellement au Togo le 1er octobre prochain. Le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) a donné le ton vendredi à Kpalimé (120 km de Lomé) à la nouvelle campagne.

La cérémonie, présidée par Badanam Patoki, le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, a également permis de dresser le bilan de la campagne écoulée et de présenter les priorités pour la nouvelle saison. C’était en présence notamment d’Enselme Gouthon, secrétaire général du CCFCC, et de Dindiogue Kolani, directeur de cabinet au ministère chargé de l’Agriculture.

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La nouvelle campagne de café et cacao s’ouvre dans un contexte marqué par le recul des volumes exportés, mais aussi par la volonté des autorités de renforcer la qualité, de professionnaliser davantage les acteurs et de mieux protéger les revenus des producteurs.

Le lancement intervient quelques jours après l’atelier bilan de la campagne 2025-2026, tenu les 1er et 2 septembre. Cette rencontre a permis aux acteurs des 2 filières d’évaluer les résultats obtenus et d’identifier les principaux défis à relever.

Au total, 39 opérateurs économiques ont effectué des transactions commerciales durant la campagne écoulée. Les exportations ont atteint 2 576 tonnes de café et 8 841 tonnes de cacao. Ces volumes sont en baisse par rapport à la campagne précédente, qui avait enregistré 4 313 tonnes de café et 24 625 tonnes de cacao exportées.

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Implication des acteurs de la filière café et cacao

Face à cette évolution, les acteurs des filières Café et Cacao entendent renforcer les efforts en matière de production, de commercialisation et de valorisation des produits. La lutte contre la contrebande figure également parmi les grandes priorités. Plusieurs avancées ont toutefois marqué la campagne 2025-2026. Elles concernent notamment la production et la distribution de matériel végétal, l’animation des Champs Écoles Paysans, la réhabilitation des parcelles semencières de Zozo Condji ainsi que l’appui aux producteurs pour l’acquisition d’engrais et la fertilisation des caféiers.

La filière cacao a également bénéficié de nouvelles infrastructures. Le Centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence de Kessibo-Abréwankor a été inauguré le 23 mai 2026. Un autre centre a été mis en service à Mpoti, dans la préfecture de Blitta, le 3 juin.

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Le CCFCC a par ailleurs poursuivi la promotion du café togolais à travers la Maison du Café « Le Terroir », dédiée à la dégustation, à la promotion et à la formation aux métiers du café. L’accompagnement des jeunes baristas et les actions menées avec KAWA TOGO s’inscrivent dans cette dynamique.

Pour Enselme Gouthon, la nouvelle campagne doit reposer sur une implication renforcée de tous les acteurs. « La campagne 2026-2027 est placée sous le signe de la responsabilité collective, de la transparence, de la discipline et de la professionnalisation. J’en appelle également au strict respect des règles de commercialisation et à une lutte accrue contre les mauvaises pratiques et la contrebande, qui fragilisent les filières et occasionnent des pertes pour l’économie nationale », a-t-il déclaré.

La qualité, un levier de compétitivité

De son côté, le ministre Badanam Patoki a insisté sur les difficultés observées sur le terrain, notamment dans le Litimé, zone majeure de production du cacao. Il a dénoncé l’arrivée d’acteurs non professionnels et non enregistrés, venus de certains pays de la sous-région.

“Cette situation peut affecter à la fois la qualité du cacao togolais et le prix payé aux producteurs. Il devient plus que jamais primordial de sauvegarder la qualité et de préserver le revenu des producteurs. Le gouvernement veut faire de la qualité un levier de compétitivité. Les centres de traitement post-récolte de Kessibo-Abréwankor et de Mpoti doivent notamment favoriser la production d’un cacao haut de gamme et permettre aux producteurs d’obtenir de meilleurs prix”, a lancé M. Patoki.

Selon le ministre, la préparation à l’application du Règlement européen sur la déforestation se poursuit également. Il a donc appelé producteurs, acheteurs, contrôleurs, transformateurs et exportateurs à renforcer leur collaboration afin de garantir davantage de transparence, de qualité et de compétitivité au bénéfice des producteurs et de l’économie nationale.

Dindiogue Kolani a, pour sa part, assuré de la poursuite de l’accompagnement gouvernemental au profit des producteurs, notamment à travers le Programme de Modernisation de l’Agriculture du Togo (ProMAT 2025-2034).

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Anselme AVI est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans l’actualité politique, économique, sociale et sportive. À travers ses analyses et reportages, il privilégie un journalisme fondé sur la rigueur, la vérification des faits et la proximité avec les réalités locales, avec un intérêt particulier pour le sport.