Le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) dispose désormais officiellement de son Conseil national. L’organe a été mis en place samedi à Lomé au terme d’une session consacrée à cette cause. Au total, 60 conseillers nationaux, venus de différentes régions du pays ont été installés.
L’installation du Conseil national répond à une disposition des statuts du MPDD. À côté du bureau politique, chargé de mettre en œuvre les orientations arrêtées par le Congrès, les textes du parti prévoient en effet un organe de contrôle chargé de veiller au respect de ces décisions.
Le Conseil national devient l’organe chargé de contrôler l’action du bureau politique et de vérifier sa conformité avec les orientations du Congrès et les statuts du parti. Une fonction présentée comme un moyen de faire vivre, à l’intérieur même de la formation politique, les principes de démocratie et de bonne gouvernance que le parti réclame également dans la gestion du pays.
Un Conseil national de 60 membres
Soixante conseillers nationaux composent cette nouvelle instance. Ils sont issus de plusieurs localités et régions du Togo. Pour Jonas Siliadin, leur présence à Lomé illustre déjà une certaine capacité de mobilisation du parti, malgré les difficultés auxquelles les formations politiques d’opposition disent être confrontées.
« Pour les 60 conseillers qui viennent d’être élus, ils connaissent leurs devoirs. Ils ont prêté le même serment, c’est-à-dire servir le parti, réaliser la mission de contrôle avec rigueur, avec clairvoyance, en pensant aux intérêts du parti, mais aussi à l’intérêt général du pays dans son ensemble », souligne le président national du MPDD.
Le bureau du Conseil national est composé de sept membres. Il est coordonné par Agossa Ameganvi qui entend travailler pour une implantation plus forte du MPDD dans les différentes collectivités du pays. « Nous allons bientôt commencer par restructurer le parti, s’installer dans toutes les communes et et préfectures pour un enracinement et un maillage territorial », s’engage M. Ameganvi
Le MPDD veut peser dans le débat politique
Avec cette nouvelle étape organisationnelle, le MPDD entend aussi consolider sa place sur la scène politique togolaise. la formation politique revendique un positionnement modéré et une participation au débat public à travers des propositions adressées aux autorités.
Cette ligne se retrouve notamment dans les prises de position du parti sur les questions de gouvernance, de démocratie et de dialogue politique. Jonas Siliadin rappelle à ce titre que plusieurs préoccupations aujourd’hui reprises dans le mémorandum porté par une partie de l’opposition avaient déjà été formulées par le MPDD. Notamment la nécessité de garantir davantage les libertés publiques, de permettre l’expression politique et de renforcer la protection des professionnels des médias.
Pour lui, il existe une convergence sur plusieurs revendications, sans que le MPDD ait à se rallier formellement à un document dont certaines propositions reprennent, selon lui, des positions déjà défendues par la formation.
Sur la question institutionnelle, le MPDD défend par ailleurs l’idée d’un dialogue national inclusif et d’une transition vers un nouveau cadre institutionnel plus consensuel. Le parti estime que l’alternance et la possibilité de faire évoluer les institutions ne doivent pas être considérées comme des sujets tabous.
Par ailleurs, il est annoncé que deux structures prévues par les statuts, l’Institut Thomas Sankara, consacré à la formation civique, et l’Institut Canopée, consacré aux questions environnementales, doivent encore être mises en place. Le parti prévoit également de renouveler prochainement les structures consacrées aux femmes et aux jeunes.
Rejoignez notre chaîne WhatsApp pour ne rien rater !





