Au Togo, Amnesty International s’inquiète de la détention préventive de Marguerite Gnakade jugée préoccupante, au regard de son état de santé fragile. L’organisation évoque des maux chroniques et appelle au respect strict de ses droits fondamentaux. Elle exhorte également les autorités à garantir une détention conforme aux normes juridiques internationales.
Dans un climat politique sensible, Amnesty International a pris position sur la situation de l’ancienne ministre togolaise des armées, Marguerite Essossimna Gnakade, arrêtée le 17 septembre 2025 à Lomé.
Selon les informations disponibles, plusieurs chefs d’accusation ont été retenus contre Marguerite Gnakade. Elle est notamment poursuivie pour incitation à la révolte contre l’autorité de l’État pour diffusion de fausses informations susceptibles d’affecter les forces armées, ainsi que pour trouble aggravé à l’ordre public et entrave au fonctionnement de la justice.
Ces accusations interviennent dans un contexte marqué par des tensions politiques croissantes. Du côté de la défense, l’affaire est perçue comme une tentative de museler une personnalité devenue critique envers le pouvoir en place.
Son interpellation par les forces de sécurité avait rapidement suscité des réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
À travers son bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Amnesty International affirme avoir saisi les autorités togolaises, notamment le ministre de la Justice et des Droits de l’homme- Pacôme Yawovi Adjourouvi, afin d’attirer leur attention sur les conditions de détention de l’intéressée. Elle insiste sur la nécessité d’un suivi rigoureux du respect des droits humains.
Santé fragile pour Marguerite Gnakade
Amnesty International met particulièrement l’accent sur l’état de santé de la détenue. L’organisation indique que Marguerite Gnakade souffrirait de maux de tête chroniques ainsi que d’une lésion à la colonne vertébrale, des affections nécessitant une prise en charge médicale adaptée.
Dans ce contexte, Amnesty rappelle que toute personne détenue, quelle que soit la gravité des accusations portées contre elle, doit être traitée avec dignité. L’organisation souligne également l’interdiction absolue de la torture et des traitements inhumains ou dégradants.
Au-delà de la situation sanitaire, Amnesty International questionne la légalité de la détention préventive prolongée. Elle estime que celle-ci ne peut être maintenue sans un fondement juridique solide, notamment en ce qui concerne sa durée, sa nécessité et sa proportionnalité, des éléments qui doivent être régulièrement réévalués.
L’organisation va plus loin en affirmant que si Marguerite Gnakade est détenue uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, elle doit être libérée immédiatement et sans condition. Cet appel s’inscrit dans une défense plus large des droits fondamentaux.
Les autorités togolaises vont-elles clarifier leur position dans cette affaire suivie de près par des organisations internationales ?
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